Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, le pouvoir argentin et la Coupe du Monde de football en Argentine en 1978. Nous recevons Paul Diestchy, agrégé d’histoire, spécialiste du foot.

1er mai 1978 : Cérémonie d'ouverture de la 11ème coupe du monde en Argentine
1er mai 1978 : Cérémonie d'ouverture de la 11ème coupe du monde en Argentine © Getty

Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, en cette période d’Euro, jusqu’à la fin du mois, nous vous proposerons une fois par une semaine une histoire autour du ballon rond. Derrière ce sport, le plus populaire du monde, se cachent souvent des « affaires sensibles » qui ont marqué l’histoire d’un pays, d’une génération ou d’une institution.

La FIFA a pour slogan « For the game, for the world ». Depuis sa création, la Fédération Internationale de Football ne s’est jamais interdit de lier son histoire à un pouvoir autoritaire. En 1934, déjà, elle offre une formidable vitrine au dictateur italien, Benito Mussolini. Fascisme, propagande et sport seront les maitres mots de cette édition qui voit la victoire de l’Italie, comme espéré par le Duce. En 1978, c’est en Argentine sous ordre de la junte militaire que les fanions de la FIFA flottent. A cette époque, dans ce pays, pour tout opposant au général Videla, seule la fuite permet d’éviter l’arrestation et les disparitions. Alors durant plusieurs mois, en France et dans plusieurs pays du monde, on s’interroge sur le fait d’aller jouer au foot pendant un mois, comme si de rien n’était, dans ce pays où la torture est quotidienne.

Comme en 1936 contre les Jeux Olympiques de Berlin, une campagne de boycott est lancée contre cette coupe du monde. Initiée en France, le boycott et la coupe du monde s’invitent dans les pages d’actualité autant que les colonnes sportives. La rue gronde. Les éditorialistes et politiques prennent parti. A la fin, aucun des pays qualifiés ne restera chez lui et la France ne remportera pas la coupe du monde.

Mais que reste-t-il de cette compétition ? Comment le pouvoir argentin a profité de cette Coupe pour conforter son pouvoir ? Quel a été le succès de la campagne de boycott ? Quelle est la situation sur place depuis 1976 ?

  • Invité

Pour en parler après le récit, nous recevrons Paul Dietschy, agrégé d’histoire, professeur d’histoire contemporaine à l’université de France-Comté, auteur d’une histoire du football et de histoire politique des coupes du monde de football.

  • Archive INA

Arrestation de Jorge Videla, ex-chef de la junte militaire, accusé de l'enlèvement d'enfants d'opposants lors de la dictature et falsification d'identité. Carlos Menem, le Président argentin, actuellement à Paris pour le Mondial, revient sur la loi d'amnistie dont a bénéficié Videla en 1985 et affirme qu'aujourd'hui Videla ne bénéficiera d'aucune grâce.

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