Aujourd’hui dans Affaires sensibles : l’incroyable histoire de ce magnat de la presse qui a inspiré le film "Citizen Kane" et à qui Donald Trump, l’actuel président sortant des États-Unis, ressemble tant !

De gauche à droite : William Randolph Hearst, Winston Churchill et Louis B. Mayer dans les années 30
De gauche à droite : William Randolph Hearst, Winston Churchill et Louis B. Mayer dans les années 30 © Maxppp / ZUMA PRESS

Fils de millionnaire et millionnaire lui-même, homme égocentrique et avide de pouvoir, devenu magnat flamboyant de la presse avant de tenter une aventure en politique ; inventeur de « la presse jaune » et propagateur du journalisme des fake news ; individu à la personnalité tantôt insaisissable, tantôt fascinante, tantôt révoltante. Voilà le portrait de William Randolph Hearst, un des américains les plus influents et les plus puissants de la première moitié du 20ème siècle. Un personnage souvent méconnu hors des frontières de son pays et qui a pourtant bouleversé l’histoire des États-Unis pendant près de 60 ans. 

Le parallèle avec le héros de Citizen Kane et l'actuel quarante-cinquième locataire de la Maison Blanche, Donald Trump, ne s’arrête pas là. Comme eux, Hearst était avant tout un businessman prêt à se livrer à tous les coups même les plus retors pour asseoir son pouvoir et sa légitimité. Usant et abusant d’une capacité hors du commun à tirer parti des crises, quitte à les envenimer parfois ou pire au besoin à les créer de toutes pièces . Certaines feront sa fortune, d’autres menaceront d’occasionner sa perte. Mais à la fin, et comme dans un film hollywoodien où le héros l’emporte envers et contre tous, c’est toujours William Randolph Hearst qui remporte la partie .

Un récit documentaire de Adrien Carat

Invitée : 

La chercheuse Emilie Lhoste, docteure en civilisation américaine, elle a consacré sa thèse à l'ascension et à la carrière politique de William Randolph Hearst.

Programmation musicale : 

  • Edwin Starr : _War (_1970)
  • Mercury Rev/Hope Sandoval : Big boss man (2018)
  • Max Miller : Donald Trump (2012)
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