Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, l’assassinat d’Henri Curiel, le 4 mai 1978.

Raconter la vie de cet homme mort pour ses idées, c’est traverser les décennies de l’après-guerre, celles de la décolonisation et de la lutte entre les deux blocs. C’est évoquer le tiers monde et les mouvements de libération des peuples, les rêves d’indépendance et la répression qu’ils provoquent en Amérique latine, en Algérie, au Proche-Orient et en Afrique du Sud.

Raconter la mort d’Henri Curiel, c’est tomber encore une fois dans les bas-fonds de notre Ve République et des années de plomb en Europe : celles des milices du général et ses héritières, des assassinats politiques et des actes terroristes.

Henri Curiel, lui, n’était ni terroriste, ni bandit, ni un espion… Il était militant communiste, anticolonialiste, trait d’union entre les peuples. C’est ce parcours qu’on assassina ce jour de mai 1978. Quarante ans après sa mort et même après la publication de nombreux ouvrages, documentaires, entretiens sur sa vie, sur l’histoire des services secrets, après les confidences d’anciens hauts dirigeants de services secrets et mercenaires de ces services, les mêmes questions restent en suspens : qui sont les assassins d’Henri Curiel ? Pourquoi l’ont-ils tué ?

Aujourd’hui, nous allons essayer de comprendre les grandes lignes de la vie de cet homme, mystérieux et engagé, retourner sur les lieux du crime, évoquer ses derniers instants et combats et faire le point sur les pistes des assassins et des commanditaires.

Henri Curiel
Henri Curiel © Radio France / DR

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Après le récit, nous recevrons l’avocat William Bourdon. Militant des droits de l’homme, il défend depuis une dizaine d’années la famille Curiel dans sa quête de vérité.

Une archive France Inter

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