Urba et orbi : Le financement occulte du Parti Socialiste

montage de six photos d'archives : le juge Jean-François Perrin, Henri Emmanuelli, André Laignel, Michel Pezet, Philippe Sanmarco et et Gérard Monate
montage de six photos d'archives : le juge Jean-François Perrin, Henri Emmanuelli, André Laignel, Michel Pezet, Philippe Sanmarco et et Gérard Monate © AFP / STF

Aujourd’hui, dans Affaires Sensibles, Urba ou le financement occulte du Parti socialiste.

Scandale, affaire, soupçon de corruption, détournement d’argent public : la campagne présidentielle en cours est à l’image de la place prise, ces dernières années, par les différentes affaires qui secouent, à intervalle trop régulier, la classe politique française. Au premier rang, les soupçons d’emploi fictif de la femme de François Fillon, le candidat des Républicains. Ce dernier clame son innocence, mais il a tout de même reconnu une faute morale et a présenté ses excuses aux Français au moment d’évoquer l’emploi de membres de sa famille comme collaborateurs.

Lorsqu’à la fin des années 80 et au début des années 90, l’affaire Urba surgit au début du second septennat du Président socialiste François Mitterrand, l’un des arguments de la défense reprendra les mêmes codes. Oui, il y a bien financement occulte du parti socialiste, mais voilà, tous les autres partis font la même chose, parce qu’ils n’ont pas le choix. Malgré tout, le pouvoir en place tentera par tous les moyens d’étouffer cette affaire de faux bureaux d’études en charge de collecter de l’argent auprès des entreprises par le biais de fausses factures afin de financer les campagnes et le fonctionnement du PS.

Il faudra l’abnégation de la presse, de certains enquêteurs et de plusieurs juges d’instructions pour qu’éclate le scandale Urba et que soit mise en lumière le système trouble du financement des partis politiques. Une affaire Urba qui est aussi celle des grandes premières : elle provoque le vote de deux lois, une d’amnistie et une autre sur le financement des partis politiques. Et pour la première fois, un parti politique est condamné pour financement occulte, et un Président de l’Assemblée Nationale jugé pour ces faits.

En seconde partie d’émission, nous recevrons Laurent Joffrin, directeur de journal Libération, notre partenaire, tous les quinze jours.

Affaires sensibles : une émission de France Inter en partenariat avec l’INA.

Préparée par Simon Maisonobe

Avec l’appui des documentalistes de Radio France et de l’INA

Attachée de production : Valérie Priolet

Coordination: Christophe Barreyre

Programmation musicale: IAM "Monnaie de singe" et PRINCE/ The New power generation "Money don't matter 2 night"

Vidéo INA :

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