Aujourd’hui, dans Affaires Sensibles, les grandes grèves de 1995.

Des centaines de banderoles sont brandies par des dizaines de milliers de manifestants défilant, le 10 décembre 1995 à l'appel de plusieurs organisations syndicales, pour le retrait du plan Juppé de réforme du système de prévoyance sociale.
Des centaines de banderoles sont brandies par des dizaines de milliers de manifestants défilant, le 10 décembre 1995 à l'appel de plusieurs organisations syndicales, pour le retrait du plan Juppé de réforme du système de prévoyance sociale. © AFP / MYCHELE DANIAU

Dans le cadre des primaires de la droite et du centre, nous vous proposons, chaque semaine, une émission en lien avec l’histoire plus ou moins récente de cette famille politique. Aujourd’hui, retour sur l’un des acteurs majeurs de cette primaire, favori des sondages, Alain Juppé, et sur un conflit social qui, par son ampleur et sa durée, a profondément marqué une génération de Français. A raison, puisqu’il s’agit, ni plus, ni moins, de la plus grande grève du service public depuis 1968.

A l’automne 1995, alors Premier ministre depuis six mois, Alain Juppé annonce une ambitieuse et profonde réforme de la sécurité sociale. Face à ce qu’on rebaptise bientôt le Plan Juppé, les principaux syndicats du pays, tenus éloignés au cours de son élaboration, alors qu’ils sont directement concernés par la vaste restructuration proposée, lancent un appel à la grève. Le gouvernement, et son chef, Alain Juppé en tête, s’y attendent. Ils tiendront, attendront que la colère s’épuise et la réforme passera.

Oui, mais dans un curieux mélange de hasard, d’erreur de communication et de contexte social délicat, la grève s’installe et le pays se retrouve littéralement paralysé pendant quatre semaines. Rapidement, les grèves se transforment en mouvement social et politique, si bien que derrière le Plan Juppé, c’est pour une certaine idée du service public, de l’État et de la démocratie que se mobilisent les salariés. “Tous ensemble” disait le slogan de ce qui reste aujourd’hui un point d’orgue de l’histoire sociale de la France contemporaine.

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT de 1999 à 2013, il était le secrétaire général de la fédération des cheminots au moment des grèves
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT de 1999 à 2013, il était le secrétaire général de la fédération des cheminots au moment des grèves © Radio France / Lucile Valeri

En seconde partie d’émission, nous recevrons Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT de 1999 à 2013, il était le secrétaire général de la fédération des cheminots au moment des grèves. Il fut ainsi l’un des acteurs majeurs de cette histoire.

Vidéo INA :

Bibliographie :

  • Histoire des mouvements sociaux en France 1814 à nos jours, Michel Pigenet et Danielle Tartakowsky, éditions La Découverte

  • La troisième guerre mondiale est sociale, Bernard Thibault, Les éditions de l’atelier

  • Le souffle de décembre, le mouvement de décembre 1995, continuités, singularités, portées, Sophie Béroud, René Mouriaux, éditions Syllepse

Filmographie :

  • Juppé et les grandes grèves, un film de Cédric Tourbe, Agat Films et compagnie
  • Demain la grève, François Chilowicz et Roy Lekus, 1996 Yenta production et Image plus

Programmation musicale :

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