Révolte étudiante puis mouvement de grève gigantesque, mai 68 a aussi été le théâtre d’affrontements politiques. A la tête du pays, 2 hommes et 2 visions face à la crise. De Gaulle, le président, qui envisage d’utiliser la force. Et Pompidou, son 1er ministre, qui joue la montre ménageant syndicats et étudiants.

Affiche mai 1968 : "Non à sa dictature" (De Gaulle conduit un rouleau compresseur qui écrase le peuple)
Affiche mai 1968 : "Non à sa dictature" (De Gaulle conduit un rouleau compresseur qui écrase le peuple) © AFP / LEEMAGE

Le 24 mai, Charles De Gaulle s’exprime à la télévision devant des millions de Français. Il leur propose un référendum et met sa démission dans la balance. Cela ne calme ni les étudiants ni les ouvriers, et la nuit qui suit sera la plus violente de mai 68. Le lendemain, Georges Pompidou ouvre les négociations de Grenelle, qui débouchent sur une augmentation conséquente des salaires. Mais la base ouvrière refuse les accords. S’ensuit une crise politique où différentes personnalités proposent leurs services pour former un nouveau gouvernement.  Le lendemain, le Général de Gaulle quitte Paris pour une destination inconnue. Le Président de la République est introuvable. Et une question est sur toutes les lèvres : le Général s’apprête-t-il à abandonner le pouvoir, envisage-t-il un recours à l’armée ou prépare-t-il un coup de théâtre ?

Un récit documentaire d'Adrien Morat

Invitée : 

Frédérique Neau-Dufour, Docteure et agrégée d'histoire, auteure de De Gaulle aime l'Est, son dernier livre paru aux éditions de la Nuée Bleue (juin 2020). Elle est aussi la biographe d'Yvonne De Gaulle (Fayard 2010) et de Geneviève Anthonioz-De Gaulle, la nièce du général (Editions du Cerf 2015) 

Programmation musicale :

  • Julien Clerc : La cavalerie (1968)
  • Léo Ferré : Mon général (1961)
  • Cyril Cyril : _Les gens (_2020)
L'équipe
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