Cette affaire, c’est celle de plus de 3 000 fantômes, tels que les ont dénombré les gendarmes lors de leurs investigations en 2000. Des individus inscrits sur les listes électorales du Ve arrondissement de Paris, pour la plupart depuis 1989, et pour lesquels leur adresse, située dans des endroits aussi insolites qu’inexistants de l’arrondissement, n’ont pas permis de les y retrouver. Et pourtant, cela ne les a pas empêché de participer au vote démocratique dans les urnes de l’arrondissement pendant plus d’une décennie.

dominique tiberi menace de conduire une liste dissidente dans le 5e arrondissement de paris
dominique tiberi menace de conduire une liste dissidente dans le 5e arrondissement de paris © reuters

Depuis les premières révélations sur l’affaire par Le Canard Enchaîné en 1997, l’épaisse pelote de l’affaire des faux électeurs du "Ve" n’a cessé de se dénuder, laissant apparaître au grand jour des pratiques opaques entourant les élections municipales et législatives, ainsi qu’une gestion surprenante de l’usage des cartes électorales dans cette circonscription. Une circonscription qui, rappelons-le, est située en plein de cœur de Paris, au cœur de notre pouvoir politique et de notre système démocratique...

jean tiberi va en cassation
jean tiberi va en cassation © reuters

Pourtant, malgré tous ces faits étranges et une enquête au pénal pour fraude électorale, l’ancien député-maire de l’arrondissement, aujourd’hui au centre de toute l’affaire judiciaire, Jean Tibéri, a continué d’exercer des mandats et fonctions politiques pendant plus de dix ans. Clamant au passage, à qui voulait bien l’entendre, qu’il ne savait pas pour "les faux électeurs", et qu’il n’avait jamais participé à des manœuvres électorales douteuses.

Comment peut-on donc affirmer qu’il y a bien eu fraude électorale "aux faux électeurs" dans le Ve arrondissement de Paris ? Quelles ont été les pratiques "opaques" mises en place par le clan Tiberi pour gagner à tout prix les élections? Qui sont ces 3 000 fantômes qui hantent depuis des années les rues de l’arrondissement ? Et enfin, où en est la justice qui a un temps piétiné dans une affaire où tout semble prouvé mais où l’ancien maire de Paris n’a jamais rien avoué ?

Invité

Lyne Cohen-Solal sera avec nous pour en parler. Conseillère du Ve arrondissement de Paris, ancienne adjointe au maire de Paris, elle est à l’origine de l’enquête judiciaire contre les Tibéri par sa plainte déposée en 1997.

Reportage

Vous entendrez également le reportage de Gaylord Van Wymeersch parti à la recherche de ces électeurs fantômes.

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