Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, retour sur l’un des impôts les plus controversés et discutés de notre pays : l’impôt sur la fortune.

Michel Rocard pendant un discours à l'Assemblée Nationale
Michel Rocard pendant un discours à l'Assemblée Nationale © AFP / ERIC FEFERBERG

Depuis 1982, chaque année, au courant des mois de mai et de juin, certains de nos compatriotes s’attèlent à la tâche complexe de la déclaration de leur fortune. Ils recensent, évaluent et déclarent l’ensemble de leurs biens assujettis à cet impôt. Combien sont-ils ? En 2015, 343 942 étaient concernés. Combien cela a-t-il rapporté aux caisses de l’Etat ? 5 milliards et 22 millions d’euros.

Cet impôt est à l’image du système fiscal français : complexe et friable, tant il est aisé d’en réduire l’impact quand on connaît les chemins de l’optimisation fiscale. Et donc, comme tout autre impôt, sa création a été source de controverse car cette contribution est au cœur de la mécanique des Etats et de nos sociétés. L’impôt permet de financer les biens publics, de corriger les inégalités et de favoriser le développement économique. Tout l’enjeu est qu’il soit accepté par une majorité. Si on peut parler par exemple d’un consensus fiscal pendant la période économique prospère des Trente Glorieuses, celui-ci vole en éclat dès les premiers soubresauts de la crise. C’est durant cette période que l’on commence à considérer, en France, à droite comme à gauche, l’idée d’un impôt auquel seraient assujettis les citoyens les plus fortunés. Selon son camp et le temps, on l’a appelé impôt sur le capital, impôt sur les grandes fortunes puis finalement impôt de solidarité sur la fortune.

Mais que désigne-t-on sous le terme de « fortune » ? Jusqu’à quelle hauteur faut-il taxer la richesse provenant du travail et du capital, sans mettre à mal la machine économique ? Sans cesse remis en cause, l’ISF survivra-t-il après la présidentielle ?

L’Impôt sur la fortune : Totem pour certains, tabou pour d’autres, c’est cette histoire mouvementée que nous allons vous raconter aujourd’hui.

Pour en parler, nous recevrons en seconde partie l’économiste Liêm Hoang Ngoc, maitre de conférence à Paris 1, auteur des livres Il faut faire payer les riches et Vive l’impôt.

Vidéo INA :

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