Aujourd’hui dans Affaires sensibles, la réussite d’une utopie humaniste et libertaire: la clinique psychiatrique de La Borde, créée par Jean Oury en 1953. Invité Antoine Pelissolo psychiatre et chef de service au CHU Henri-Mondor de Créteil, professeur de médecine à l’université Paris-Est-Créteil.

Les mains démêlent le fil de l'intérieur de la tête de l'homme.
Les mains démêlent le fil de l'intérieur de la tête de l'homme. © Getty / Gary Waters

Soigner l’institution avant de soigner le malade : c’était l’un des maîtres mots du fondateur de cette clinique pas comme les autres créée en 1953, par Jean Oury. Un petit château près de la Loire, où les patients sont libres, selon les principes de ce qu’on appelle la « psychothérapie institutionnelle ». Un mouvement de pensées, plus qu’une technique, qui nourrit autant la psychiatrie que la société dans son ensemble.

La clinique de la Borde, c'est un perpétuel chantier, toujours en devenir, où l’on préfère essayer, adapter, discuter, plutôt qu'enfermer, ou contraindre. Née des drames de la Seconde guerre mondiale, repères d’intellectuels dans les années 1970, la clinique de Jean Oury est avant tout une aventure, contre la psychiatrie alors instituée, à la recherche du partage et de la liberté de chacun. Une expérience collective et singulière parfois remise en cause, mais qui résiste depuis plus de 65 ans, car elle sait justement se remettre en cause.

Invité Antoine Pelissolo

Invité Antoine Pelissolo psychiatre et chef de service au CHU Henri-Mondor de Créteil, professeur de médecine à l’université Paris-Est-Créteil.

Antoine PELISSOLO
Antoine PELISSOLO © Radio France / Valérie Priolet

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  • William SHELLER : Maman est folle
  • SUPERTRAMP : Asylum
  • CLARIKA : Un peu bizarre
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