Au matin du dimanche 24 septembre 1995, la France se réveille au son des informations qui tournent en boucle à propos d’une fusillade qui a coûté la vie à 12 personnes dans le Var. Une tuerie d’une rare violence dont l’auteur n’est qu’un adolescent apparemment sans histoire de tout juste 16 ans.

Mise en place de la plaque commémorative de la tuerie de Cuers (1995)
Mise en place de la plaque commémorative de la tuerie de Cuers (1995) © Maxppp / PHOTOPQR/NICE MATIN

En une demie heure d’une déambulation meurtrière dans les rues de ce village de l’arrière pays varois, Eric Borel, fusil 22 long rifle à l’épaule tire froidement sur plus de 15 personnes. Ce fait divers sanglant, d’une exceptionnelle gravité, attire l’attention de toute la presse nationale. Durant une semaine, la France est plongée dans l’histoire de ce jeune homme discret qui, la veille de la tuerie, a abattu froidement sa mère, son demi-frère et son beau-père. Mais le suicide du jeune tueur, et l’absence totale d’indice sur les raisons qui ont poussé l’adolescent à commettre cette tuerie, font rapidement tomber ce fait divers dans l’oubli. Dans l’esprit collectif, la tuerie de Cuers est le résultat d’un accès de folie d’un gamin déboussolé, biberonné aux thèses de l’extrême droite et fasciné par l’histoire du IIIème Reich. Une version peut-être trop simple pour s’en contenter. 

Un récit documentaire de Gaspard Wallut 

Invité : 

Le journaliste Bruno Masi, auteur de 8 kilomètres. Une enquête sur les terres rouges du Var, paru chez Jean-Claude Lattès (janvier 2020) 

Programmation musicale : 

  • Saez : _Jours étranges (_1999)
  • Radiohead : Exit music (for a film) (1997)
  • Marilyn Manson : The nobodies (2000)
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