Aujourd'hui dans Affaires Sensibles, nous allons explorer les origines d'un phénomène psychologique étrange et fascinant : le syndrome de Stockholm. Invité le réalisateur Michel Peyrard, dont le film documentaire « Otages » est toujours visible sur la plateforme myCANAL.

Quatre employés de la "Sveriges Kreditbank" de Stockholm, retenus en otages par Jan-Erik Olsson, 32 ans, évadé de prison, le 23 août 1973
Quatre employés de la "Sveriges Kreditbank" de Stockholm, retenus en otages par Jan-Erik Olsson, 32 ans, évadé de prison, le 23 août 1973 © AFP / EGAN-POLISEN / SCANPIX SWEDEN /

Le syndrome de Stockholm, c'est cette relation affective surprenante qui se tisse parfois entre un preneur d'otage et sa victime, un comportement paradoxal et bien souvent incompréhensible pour ceux qui ne l'ont jamais vécu. Ce mécanisme a été révélé au monde à la suite d'un hold-up retentissant, qui s'est déroulé dans la torpeur de l'été 1973.

En août de cette année-là, un détenu en cavale, Jan-Erik Olsson, braque une grande banque de la capitale suédoise. Là il prend quatre employés en otage, puis exige qu'on libère un complice, Clark Olofsson, d'une prison voisine. Les autorités coopèrent : Clark est conduit jusqu'à la banque. Bientôt, de nombreux policiers entourent le bâtiment : c'est le début d'un siège qui durera cinq jours, cinq jours d'une guerre d'usure entre les forces de l'ordre et les assaillants, mais surtout, cinq jours de promiscuité entre victimes et bourreaux... 

En effet, entre les quatre murs de la banque, la terreur des otages a laissé place à des sentiments plus positifs, presque amicaux, et peu à peu, une petite communauté s'est soudée autour des bandits. Finalement, la police donne l'assaut : les quatre employés sont libérés, et les braqueurs renvoyés en prison. On découvre alors que les otages éprouvent une réelle sympathie pour leurs agresseurs : les contours du phénomène sont formulés, et on lui donne le nom de « syndrome de Stockholm ».

Alors, comment le braquage s'est-il déroulé ? Quelles ont été les dynamiques internes ? Et puis, quels sont les mécanismes psychologiques à l'oeuvre qui peuvent conduire une victime à défendre son agresseur ?

Invité Michel Peyrard

Avec nous pour parler du syndrome de Stockholm et plus généralement de la condition des otages, le réalisateur Michel Peyrard, dont le film documentaire « Otages » vient d'être diffusé sur Canal+ et qu'on peut encore voir sur la plateforme myCANAL.

Michel PEYRARD
Michel PEYRARD © Radio France / Valérie Priolet

Ressources complémentaires

Programmation musicale :

  • PALATINE : Stockholm
  • Paul MAC CARTNEY : Band on the run
  • CHELOU : Out of sight
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