Le 11 mars 2011, un tremblement de terre, suivi d’un tsunami, frappent le Japon. Cet enchaînement de catastrophes naturelles entraîne la perte de contrôle des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiishi, au nord-est de l’Archipel. Le désastre industriel est en marche : des rejets radioactifs s’échappent...

Le 13 février 2019 à la centrale nucléaire de Fukushima au Japon
Le 13 février 2019 à la centrale nucléaire de Fukushima au Japon © Getty / Kyodo News

Ils l’appellent Godzilla, du nom de ce monstre immense, vieux dinosaure endormi, réveillé par des essais nucléaires dans le Pacifique, qui détruit les villes et crache son souffle atomique. Cette figure centrale de la culture populaire japonaise est née au cinéma, en 1954, neuf ans après Hiroshima et Nagasaki, les deux villes frappées de la bombe H, comme l’exorcisme de ces jours sombres d’août 1945. Au fil du temps, décliné en mangas ou jeux vidéo, il s’est détaché de ce rôle de « bombe atomique vivante », pour devenir, parfois, un allié des hommes, face à d’autres forces encore plus dangereuses… Magnifique métaphore du rapport qu’entretient le Japon avec le nucléaire, ce pays qui n’a cessé de balancer entre la mémoire traumatique des événements de 1945 et sa dépendance énergétique considérable à l’atome civil.

Le 11 mars 2011, un tremblement de terre, suivi d’un tsunami, frappent le Japon 

Cet enchaînement de catastrophes naturelles entraîne la perte de contrôle des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiishi, au nord-est de l’Archipel. Le désastre industriel est en marche : des rejets radioactifs s’échappent du site. Commence alors une course contre-la-montre pour limiter au maximum l’irradiation du territoire et de la population. Une course sans ligne d’arrivée, sans point final, puisque les conséquences de l’accident nucléaire sont encore présentes et l’incertitude toujours de mise.

  • Comment une telle tragédie a-t-elle pu se produire dans un pays aussi développé que le Japon ? 
  • Que nous dit-elle de l’énergie nucléaire, de ses risques ?
  • Quelles sont les responsabilités du gouvernement japonais et de l’entreprise en charge de la centrale ? 
  • Que deviennent ces territoires et surtout les hommes et les femmes qui y vivent ?

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Sur ces questions, nous reviendrons en seconde partie d’émission avec Noël Mamère, maire de Bègles et député Europe Ecologie Les Verts (EELV) de la Gironde.

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