Aujourd’hui dans Affaires sensibles , l’assassinat de Sharon Tate par la secte de Charles Manson.

Sharon Tate
Sharon Tate ©

Il est de ces histoires qu’on aimerait ne pas avoir à raconter. Tant elle côtoie l’indicible, l’inimaginable, l’insupportable. Pourtant, par leur ampleur, ces tragédies soulèvent les questions d’une époque, sondent les dérives individuelles et les émotions collectives, dressent le portrait d’une génération et participent à l’évolution de la justice.

L’assassinat de Sharon Tate et de quatre autres personnes, le 9 août 1969, à Los Angeles, par les adeptes d’une secte que dirige Charles Manson est sans doute l’une des plus emblématiques histoires criminelles.

Une telle sauvagerie, un tel massacre, par pure gratuité, sans aucune raison ni motif, si ce n’est les élucubrations d’un fou, mi-Jésus, mi-Satan, mais surtout pas grand-chose : rarement l’absurde n’aura autant toisé l’horreur. Ce jour-là, deux mondes se rencontrent et rien n’aurait dû les rapprocher. L’ange et le démon.

Hors du commun, cette histoire l’est aussi parce que Sharon Tate est actrice et qu’elle forme avec le réalisateur Roman Polanski l’un des couples mythique de la fin des années 1960. De fait, cette affaire nous plonge en plein Hollywood des sixties, où se mêlent drogue, sexe et crépuscule du mouvement hippie. Un événement symbole de rupture dans l’histoire culturelle américaine : celle de la fin du peace and love et de l’innocence, des illusions politiques et des rêves de grandeurs… Pour cela, il aura fallu que la réalité dépasse largement la fiction sur les collines de la cité des anges.

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