Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, le premier volet de notre série sur l’histoire du génocide cambodgien.

Les dirigeants Khmers rouges à Phnom Penh Pol Pot, Nuon Chea, Leng Sary et Son Sen entre 1975 et 1979.
Les dirigeants Khmers rouges à Phnom Penh Pol Pot, Nuon Chea, Leng Sary et Son Sen entre 1975 et 1979. © Getty / Frederic Amat / Sygma

Le 17 avril 1975, les Khmers Rouges, ces petits hommes en noir, avec au cou le krama, écharpe à damier rouge et blanc, entrent à Phnom Penh. Après cette victoire, le Cambodge s’emmure dans le silence. Pendant 3 années, 8 mois et 20 jours, le Cambodge devient le KAMPUCHEA DEMOCRATIQUE, et se transforme en un gigantesque camp de travail, où des millions de personnes creusent la terre, édifient des digues et détournent des fleuves. Au moins 1,7 millions de personnes ne reviendront jamais de ces campagnes où la mort s’abat chaque jour.

Le 17 avril 1975, en un jour, les Khmers Rouges vident Phnom Penh de l’ensemble de sa population. L’ambassade française est la présence étrangère encore présente. Dès les premières heures, les ressortissants étrangers, les journalistes, le personnel de l’ONU mais aussi des centaines de cambodgiens tentent d’y trouver refuge. Anciens hauts dignitaires ou simples citoyens, tous espèrent sauver leurs vies ici, sous la protection française. Mais les khmers rouges en décideront autrement. Seuls quelques-uns retrouveront la liberté au début du mois de mai 1975, en rejoignant, par camion, la Thaïlande.

Pour cette première émission, nous avons choisi de vous raconter l’histoire de ces premiers jours où, dans les rues de Phnom Penh, après le bruit des canons, le silence recouvre la ville ...

Nous évoquerons la déportation de la population, les premiers faits d’arme des Khmers Rouges ainsi que le huis clos interminable au sein de l’ambassade. Tout au long du récit, vous entendrez la voix de personnes présentes sur place lors de l’arrivée des Khmers Rouges dans la ville, dans l’ambassade, mais aussi les paroles de réfugiés qui racontent ces premières heures du côté des déportés. Lors de la prochaine émission, nous évoquerons l’histoire de ceux qui ont quitté Phnom Penh le 17 avril 1975 et ont vécu l’enfer sous les Khmers Rouges.

Pour parler de ces premières semaines, nous accueillerons en plateau, pour l’entretien, le journaliste Patrice de Beer, ancien correspondant d’Asie du Sud-Est pour le journal Le Monde. Il est là quand les Khmers Rouges sont arrivés, puis, a vécu de l’intérieur le huis clos dans l’ambassade.

Vidéo INA :

►►►Sur France Culture, un documentaire qui revient sur la la chute de la capitale cambodgienne, prise par les Khmers rouges en 1975 après cinq ans de guerre civile sanglante.

►►► SECOND VOLET || Trois ans, huit mois et vingt jours dans l’enfer du Kampuchéa Démocratique, avec le réalisateur cambodgien Rithy Panh

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