Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, l’histoire d’un vol, l’un des plus importants de la Seconde Guerre Mondiale, celui des archives françaises de la franc-maçonnerie.

Le temple Maçonnique Johannis Corneloup dans le Grand Orient de France, rue Cadet à Paris.
Le temple Maçonnique Johannis Corneloup dans le Grand Orient de France, rue Cadet à Paris. © Maxppp / Francois Lafite/Wostok Press

Depuis son implantation en France au 18ème siècle, la franc-maçonnerie fascine l’opinion autant qu’elle la divise. Discrète à défaut d’être réellement secrète, elle n’en est pas moins un acteur important des bouleversements politiques qu’a connu notre pays. Parmi ses frères célèbres, on retrouve des écrivains, des ministres ou encore des présidents. Cette influence dans le monde des lettres, des sciences, de la politique ou de l’économie est depuis toujours source de fantasmes et de manipulation.

Aujourd’hui encore, combien d’hebdomadaires s’inquiètent, enquêtent, griffonnent chaque années des articles sur l’influence de ces hommes, sans toujours en comprendre la pensée, comme si le fantasme l’emportait sur elle ? Combien sommes-nous à imaginer derrière les portes des loges, des hommes et des femmes habillés en tenues très particulière, pratiquant des rites anciens inspirés du temps des templiers ou de la Révolution, ayant pour héritage commun des secrets de plusieurs siècles ? Mais s’agit-il vraiment de secrets ?

Raconter l’histoire mouvementée des archives de la franc-maçonnerie volées et égarées au temps de l’Occupation, c’est se plonger dans cette imaginaire où se côtoie fiction et mensonge, complot et mystère. La Seconde Guerre mondiale a été sans doute la période la plus douloureuse pour la franc-maçonnerie française, tant la répression par l’occupant allemand et par Vichy a été terrible, au nom d’un prétendu complot judéo-maçonnique. C’est dans ce contexte qu’une partie des archives de la franc-maçonnerie est spoliée puis se volatilise dès les premiers jours de 1940, puis s’égare de nouveau aux lendemains de la capitulation allemande.

Après soixante longues années, les précieuses archives, la mémoire des Francs-maçons, retrouvent enfin leur place au sein des loges. Mais pourquoi ont-elles été volées ? Qu’espéraient trouver les nazis, les vichystes ou les soviétiques dans ces documents dont certains datent du 18ème siècle ? Comment ont-elles retrouvé le chemin du retour ?

Notre invité est Gilbert Abergel, aujourd’hui vénérable de la loge Roger Leray, il fut le grand maitre du Grand Orient de France, le patron de cette obédience, la plus importante dans ce pays : il a tenu ce poste de 1992 à 1994.

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