Eté 1973, la France connait une vague de violences racistes connues sous le nom de « ratonnades ». A Grasse et à Marseille, des travailleurs algériens sont agressés et même tués. Un « été meurtrier », un an après la création du Front National, qui va inspirer le réalisateur Yves Boisset…

Affiche du film d'Yves Boisset sorti sur les écrans en 1975
Affiche du film d'Yves Boisset sorti sur les écrans en 1975 © AFP / SOFRACIMA / COLLECTION CHRISTOPHEL

Le héros du film, Dupont Lajoie, pour ne pas dire Ducon Lajoie, est ce qu’on appelle un « Français moyen » - et dans son cas, même très moyen. Bon vivant et spontané, amateur de charcuterie et de vin rouge, il est aussi libidineux, lâche, bête et raciste. Un racisme diffus comme celui qui imbibe alors et encore la France : ce racisme « ordinaire » dit-on, qui mènera le personnage aux pires atrocités, et qui pèsera lourdement sur le tournage du film. Succès public et polémique, retour donc sur « Dupont Lajoie » d’Yves Boisset, un film qui reflète la France d’hier et peut-être d’aujourd’hui…

Un récit documentaire de Jeanne Mayer 

Invité : 

Julien Gaertner, historien, enseignant à Sciences Po et à l'Université Côte d'Azur, Directeur de la culture à Université Côte d'Azur. Il est aussi documentariste : co-auteur avec Karim Dridi de : Hakawati, les derniers conteurs,disponible sur la plateforme Tënk

Programmation musicale : 

  • Alain Souchon :Poulailler's song (1980)
  • Carte de Séjour/Rachid Taha : Douce France (1981)
  • Prince Fatty/Shniece Mc Menamin/Horseman :_Take me as I am (_2020)
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.