Aujourd’hui dans Affaires sensibles, la catastrophe de Tchernobyl, le 26 avril 1986 près de Kiev en Ukraine.

Tchernobyl, 29 ans déjà, et pourtant ce nom, résonne encore dans toutes les mémoires comme l’accident le plus grave de l’ère nucléaire. Depuis cette date, on sait que le pire est possible. Un accident d’un genre nouveau car, pour la première fois, c’est un mal invisible qui sévissait : un mal inodore, capable de se déplacer partout au gré des vents pour contaminer des régions, des pays et un continent entier en l’espace de quelques jours. Une bombe à retardement la contamination nucléaire, qui peut déclencher des cancers, celui de la thyroïde surtout, des années après. Trois décennies après la catastrophe, selon l’OMS, le bilan de Tchernobyl s’élèverait à 4000 morts et plus de 600 000 contaminations.

La catastrophe de Tchernobyl, c'était il y a 27 ans
La catastrophe de Tchernobyl, c'était il y a 27 ans © Reuters / Gleb Garanich

Tchernobyl, c’est aussi une série de mensonges qui confirment à quel point le nucléaire est un déni de démocratie. Mensonge soviétique d’abord, mensonge également dans les pays occidentaux , dans les sphères politiques et scientifiques. C’est le lamentable épisode du "nuage qui s’arrête aux frontières de la France "… On se souvient de cette sinistre fable mais on sait que les retombées radioactives de Tchernobyl, sur zone et relativement proches de la centrale, ont été 100 fois plus importantes que celles des deux bombes atomiques de Hiroshima et de Nagasaki.

Néanmoins, et telles sont les vertus de l’accidentologie dans tous les domaines, le désastre de Tchernobyl a marqué un tournant et une prise de conscience sur les dangers du nucléaire. L’homme sait qu’il ne maîtrise pas si bien qu’il le pensait le phénomène de la réaction en chaîne, au sens propre comme au figuré.

Invité

Pour revenir sur ces évènements, avec nous Véronika Dorman , correspondante à Moscou pour notre partenaire Libération.

Aller plus loin : Noël Mamère, et un reportage

Vous pouvez retrouver l'interview réalisée, en janvier 2015, avec le député Europe Ecologie Les Verts, Noël Mamère, rédacteur en chef de la rédacteur d'Antenne 2 au moment de la catastrophe de Thernobyl. Il a reçu sur son plateau ceux qui ont voulu nous faire croire au nuage qui n’est pas arrivé jusqu’à la France. Vous entendrez également le reportage d’Anaëlle Verzaux qui s'est rendue au tribunal de grande instance de Nanterre, appelé à statuer sur la plainte déposée par des associations antinucléaires contre l’ANDRA, l’agence de gestion des déchets nucléaires, à propos du site de Bure où la France projette d’enfouir les déchets nucléaires de longue durée.

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