Aujourd’hui, dans Affaires Sensibles, Jacques Mesrine, itinéraire d’un truand.

Jacques Mesrine dans l'un de ses divers déguisements
Jacques Mesrine dans l'un de ses divers déguisements © Getty / Elisabeth Andanson / Sygma

Me« s »rine, disaient les journalistes, Mer« i »ne, insistait le gangster. D’emblée, il y a comme une ambiguïté, un doute, un paradoxe chez Jacques Mesrine. Par ses actions violentes et un certain sens de la communication, le « Grand », comme l’appelaient les policiers, est devenu une figure, un héros, un mythe. De son histoire, on a tiré des films, des livres, des chansons. Avec le temps, il a fallu déconstruire la légende, revenir sur cette admiration, cette image de « voyou noble », de « robin des bois moderne », pour révéler les zones d’ombre et la violence d’un individu particulièrement dangereux.

De 1972 à 1979, en France, Jacques Mesrine a tenu le haut de l’affiche criminelle. Braquage, enlèvement, évasion spectaculaire, cavale : pendant une décennie, devenu l’ « ennemi public numéro 1 », il tient la France en joue, échappe à la police et défi le pouvoir politique. Doué du sens de la formule, le voyou tranche avec l’image habituelle du milieu. Jusqu’à sa mort, le 2 novembre 1979, Porte de Clignancourt, sous les balles de la police, Jacques Mesrine n’a eu de cesse de faire parler de lui, avec la complicité, parfois, de certains journalistes.

Suivre le parcours criminel de Jacques Mesrine, c’est aussi revenir sur un homme produit de son époque, les années 1970. Une décennie de violence en Europe et en France, celle de l’après mai 1968, des années de plomb, de la tentative révolutionnaire, et armée, de l’extrême-gauche. Une France des braquages et des enlèvements, sur fond de guerre des polices et de naissance des nouveaux services de lutte contre la criminalité.

Jean-Louis Fiamenghi ancien patron du raid, il était policier au sein de la brigade Antigang du commissaire Broussard en charge de l’affaire Mesrine.
Jean-Louis Fiamenghi ancien patron du raid, il était policier au sein de la brigade Antigang du commissaire Broussard en charge de l’affaire Mesrine. © Radio France / Lucile Valeri

En seconde partie d’émission, nous reviendrons sur cette époque et la traque de Jacques Mesrine avec Jean-Louis Fiamenghi, ancien patron du raid, il était policier au sein de la brigade Antigang du commissaire Broussard en charge de l’affaire Mesrine. Dans le secret de l’action, ses mémoires, il raconte pour la première fois sa participation au commando qui a interpellé et tué Jacques Mesrine, le 2 novembre 1979.

Vidéo INA :

Bibliographie :

  • "Jacques Mesrine", par Jean-Marc Simon, aux Éditions Mareuil
  • "La grande histoire de l'antigang : 50 ans de lutte contre le crime ," par Matthieu Frachon, préface de Robert Broussard, aux Éditions Pygmalion, collection : Histoire secrète
  • "Dans le secret de l’action, Mémoires", par Jean-Louis Fiamenghi avec la collaboration de Franck Hériot aux Éditions Mareuil
  • "Mesrine, La dernière cavale", par Guy Adamik, aux Éditions Flammarion

Films :

"Jacques Mesrine, Profession ennemi public", d’Hervé Palud. Profil production.

Musique :

- Take the money and run de Steve Miller Band
- Wanted dead of alive de Bon Jovi

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