Aujourd’hui dans Affaires sensibles, la Loi dite Marthe Richard et la fin des maisons closes en 1946.

Le 4 septembre dernier, la députée La République en marche Valérie Gomez-Bassac provoquait le débat après un article dans le journal Var Matin : elle y proposait de rouvrir les maisons closes pour assurer aux prostituées « les règles les plus élémentaires d’hygiène et de sécurité ». Une proposition qu’a pu inspirer la mort de Vanesa Campos, une prostituée trans tuée par balles le 30 août 2018 alors qu’elle travaillait au bois de Boulogne.

Un drame qui remet l’interdiction des maisons closes sur le devant de la scène. Votée dans l’après-guerre, cette Loi met alors un terme à un système datant de 1804, qui faisait de l’Etat « le plus grand proxénète de France ». La « Loi dite Marthe Richard », selon l’appellation officielle, ne porte pas le nom du parlementaire qui la déposa, mais celui d’une femme que rien ne prédisposait à devenir l’emblème de la fin des maisons de tolérance.

Retour sur un destin romanesque, celui de Marthe Richard, et sur la loi controversée qui porte son nom. 

Invité: Thierry Schaffauser

Thierry Schaffauser, est porte-parole du STRASS (syndicat du travail sexuel) travailleur du sexe et militant pro-prostitution. Titulaire d'un Master en Histoire du Genre à l'Université London Metropolitan, il participe, en 2009, à la création du STRASS. Il a fait paraître Les luttes des putes à La Fabrique éditions, 2014, et il tient depuis juillet dernier un blog sur le journal Libération intitulé "Ma lumière rouge".

Reportage

D’après le Ministère de l’Intérieur, en France, la moitié de la prostitution passerait par internet. Un marché qui rapporte gros, puisqu’il est évalué à plus de 540 millions d’euros par an. Jusqu’en mai 2018, beaucoup de prostitués passaient par le site de petites annonces Vivastreet, 2e site de petites annonces derrière Le Bon Coin, pour se faire connaître. La rubrique « petites annonces » cachaient des annonces de prostitués. 

Mais suite à l’enquête de France Inter (Émission Secret d’Infos), Vivastreet a fait l’objet de poursuites judiciaires et a (temporairement ?) fermé sa rubrique « rencontres ». Alors, comment font maintenant les travailleurs du sexe pour se faire connaître ? C’est un reportage d’Anaëlle Verzaux

Ressources 

Programmation musicale:

  • Serge GAINSBOURG : L'hôtel particulier
  • THE BLAZE : Queens
  • Georges BRASSENS : La complainte des filles de joie
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