Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, retour sur l’une des histoires les plus mystérieuses de la crise ivoirienne : le bombardement du camp français de Bouaké le 6 novembre 2004.

Un soldat français de l'ONU passe devant l'un des deux chasseurs-bombardiers russes Sukhoi-25 récemment neutralisés par les forces françaises en représailles pour le meurtre de neuf soldats français lors d'un bombardement de Bouaké.
Un soldat français de l'ONU passe devant l'un des deux chasseurs-bombardiers russes Sukhoi-25 récemment neutralisés par les forces françaises en représailles pour le meurtre de neuf soldats français lors d'un bombardement de Bouaké. © AFP / PASCAL GUYOT

Ce jour-là, deux avions de l’armée ivoirienne prennent pour cible les soldats français de la Force Licorne, mandatée par l’ONU pour maintenir l’ordre en Côte d’Ivoire. Bilan : 10 morts et 33 blessés. La plus grande perte en vie humaine de l’armée française depuis l’attentat du Drakkar à Beyrouth, en 1983.

Le bombardement de Bouaké s’inscrit dans la longue histoire des relations Franco-ivoirienne. Longtemps, le « pays des éléphants » a été la vitrine des anciennes colonies françaises, un modèle de réussite économique, de stabilité politique. C’est le fleuron de la Françafrique. En 2002 pourtant, le miracle tourne au cauchemar. Après avoir tenté de renverser le président Laurent Gbagbo, des rebelles s’emparent de la moitié nord du pays. C’est le début d’une crise qui va ensanglanter le pays pendant 9 ans ; le début également d’une décennie d’incompréhension et de défiance entre la France et la Côte d’ivoire. Le bombardement de Bouaké le 6 novembre 2004 en est le funeste témoignage.

Douze ans après les faits, les coupables courent toujours et de nombreuses zones d’ombres persistent. Si bien que juges et avocats s’interrogent : les autorités françaises ont-elles réellement envie de connaître la vérité ? Car derrière la mort de nos soldats, l’affaire pourrait bien être politique …

L'invité

Pour en parler, nous recevrons en deuxième partie d’émission, deux invités complémentaires : le journaliste de France Inter Emmanuel Leclère – qui enquête sur l’affaire depuis 12 ans – et l’avocat David Sénat. Au moment des faits, il était le conseiller juridique de Michèle Alliot-Marie, la ministre de la Défense.

Retrouvez ici la confrontation entre Yann Moix et Dominique de Villepin dans l’émission de Laurent Ruquier, « On n’est pas couché », diffusée sur France 2 le 5 novembre 2016.

Programmation musicale

Is it because I'm black - Tiken jah Fakoly et Ken Booth

Take me Out - Franz Ferdinand

Vidéo INA :

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