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De 1974 à 1980 ; Romain Gary, écrivain français à succès, se joue du petit monde littéraire français, en inventant un écrivain fictif, Emile Ajar. Pendant six ans, Romain Gary joue donc un double « jeu ». Il continue à écrire et à publier en tant que Romain Gary, écrivain français installé et reconnu. Mais il écrit aussi sous l’identité d’Emile Ajar, censé être un jeune auteur publiant ses premiers ouvrages et préférant rester dans l’anonymat.

Bernard Pivot interview Romain Gary sur le plateau de l'émission Apostrophe
Bernard Pivot interview Romain Gary sur le plateau de l'émission Apostrophe © Radio France / Paul Pavlovitch

Le jeu aurait pu n’être qu’une suite de publications sous pseudonymes mais il devient bien plus dans l’esprit de Romain Gary. Lors de la sortie du second ouvrage d’Emile Ajar, celui-ci devient le favori du Goncourt. Romain décide alors de donner un corps et un visage à cet auteur fictif en demandant à un petit cousin, Paul Pavlowitch, d’en jouer le rôle devant la presse. Il faudra attendre l’année 1981, un an après la mort de Romain Gary, pour que la farce soit annoncée dans les médias.

Histoire étonnante qui débouche sur ces questions aujourd’hui encore mystérieuses : comment, pendant six ans, un auteur aussi connu et aussi lu que Romain Gary a-t-il pu berner le monde littéraire en écrivant parallèlement et simultanément deux œuvres sous le nom de Gary et d’Ajar ? Comment Paul Pavlowitch, ce petit cousin de province, a-t-il réussi à tenir ce rôle imaginé par son oncle ? Qui était au courant ?

Armand LANOUX annonce le prix Goncourt 1975 : Emile Ajar pour "La vie devant soi", 17/11/1975

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