Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, le mouvement d’extrême droite Occident. Invité Frédéric Charpier réalisateur et auteur de plusieurs ouvrages sur l’extrême droite dont "Génération Occident" au Seuil, et "Les plastiqueurs" qui vient de paraître aux Editions La Découverte

De jeunes militants de l'extrême droite française "Occident" opposés à la révolte des étudiants de gauche manifestent à l'Arc de Triomphe avec une bannière disant "Non au communisme" le 18 mai 1968 lors des événements de mai-juin 1968 à Paris.
De jeunes militants de l'extrême droite française "Occident" opposés à la révolte des étudiants de gauche manifestent à l'Arc de Triomphe avec une bannière disant "Non au communisme" le 18 mai 1968 lors des événements de mai-juin 1968 à Paris. © AFP / UPI/AFP

Dans la seconde moitié des années 60, un petit groupe de cogneurs sème la terreur aux sorties des lycées et devant les facultés. Nom : Occident. Ouvertement nationaliste, ce groupuscule d’étudiants d’extrême droite casse volontiers du gaucho dans les rues du quartier latin. 

Profondément anti-marxistes donc, les jeunes d’Occident partagent pourtant avec leurs adversaires une détestation du régime. La fin de l’Algérie Française est pour beaucoup le déclencheur de cet engagement violent. Pas franchement démocratique, le groupuscule prône à sa création « un ordre nouveau » fascisant. 

Dans le bouillonnement qui précède Mai 1968, certaines figures de la droite y font leurs armes, comme d’autres à gauche militeront à cette époque chez les trotskistes et les maoïstes. Parmi eux, des noms bien connus de la vie politique Française : Alain Madelin, Patrick Devedjian, ou encore Alain Longuet. Un passé honteux et encombrant dont ils parlent très peu aujourd’hui. C’est une « erreur de jeunesse » relativisent-ils. 

Pourtant Occident se lance dans une escalade de la violence qui fait de nombreux blessés et participera, c’est ironique, à l’éclosion du mouvement de Mai 1968. 

Invité Frédéric Charpier 

Frédéric Charpier est journaliste, auteur de films documentaires et de plusieurs ouvrages sur les affaires, les services de renseignement et l’extrême droite, notamment, au Seuil, _Génération Occident_. De l’extrême droite à la droite Madelin (2005) et plus récemment Les plastiqueurs. Une histoire secrète de l'extrême droite violente (2018) aux éditons La Découverte.  

Frédéric CHARPIER
Frédéric CHARPIER © Radio France / Valérie Priolet

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