Le 27 octobre 2005, deux jeunes garçons de Clichy-sous-Bois, commune de trente mille habitants située en Seine-Saint-Denis, meurent électrocutés dans un transformateur EDF.

Zyed et Bouna, les deux jeunes garçons morts alors qu'ils tentaient de fuir un contrôle de police.
Zyed et Bouna, les deux jeunes garçons morts alors qu'ils tentaient de fuir un contrôle de police. © AFP / JOEL SAGET

Ils s’y sont réfugiés après avoir fui la police. Ce drame est le point de départ des plus importantes émeutes de toute l’histoire contemporaine française, à tel point que le gouvernement de l'époque décrète l'Etat d'urgence et le couvre-feu, deux procédures qui renvoient à un passé bien trouble ou au présent de n'importe quelle dictature.

La mort tragique des deux jeunes Clichois, c'est l'étincelle. Mais pour qu'il y ait explosion, il faut un moteur, une situation. De fait, la banlieue est une poudrière et ça ne date pas d'hier. Les émeutes de 2005 constituent de ce point de vue un révélateur puissant. Elles sont aussi le théâtre d’affrontements idéologiques et politiques sur la manière de répondre à la question des banlieues et de ses quartiers dits sensibles, comme l'est cette affaire. Il suffit d'aller dans ce qu'on appelle commodément les cités, quand on n'y habite pas, pour vérifier à quel point l'actualité rejoint le passé. Aujourd'hui comme hier, nos banlieues sont comme un volcan. Les éruptions en appellent peut-être d'autres.

Les banlieues, question sociale, question politique dont nous parlerons avec Gwénaël Bourdon, journaliste et auteure de Zyed et Bouna, paru le 1er octobre dernier aux éditions Don Quichotte.

Reportage

Vous pourrez entendre le reportage de Gaylord Van Wymeersch qui est allé à Clichy-sous-Bois, pour rencontrer les jeunes du quartier du Chêne-Pointu, et le collectif ACLEFEU (Association Collectif Liberté, Égalité, Fraternité, Ensemble, Unis), crée suite aux émeutes de 2005.

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