Du 15 au 18 août 1969, à quelques centaines de kilomètres au nord de New-York, devant un demi- million de personnes, le simple concert en plein air devient un mythe planétaire.

Un fan de musique au festival pop de Woodstock dans sa voiture, couvert de slogans anti-guerre pour l'amour et la paix.
Un fan de musique au festival pop de Woodstock dans sa voiture, couvert de slogans anti-guerre pour l'amour et la paix. © Getty / Trois Lions

Woodstock, voilà un mot qui résonne comme nul autre. Pour reprendre l’expression de l’essayiste américain Paul Berman, on peut parler de cet événement comme d’un événement « Janus », un événement à deux faces.

À la fois crépuscule d’un monde et aube d’une nouvelle décennie, le festival de Woodstock, dans sa genèse, son impact et ses échos est unerupture symbolique, un carrefour, où s’embrassent les enjeux culturels, sociaux et politiques de l’époque.

À l’origine, il y a un nom : Woodstock, et un slogan qui l’accompagne : « trois jours de paix et de musique ». Du 15 au 18 août 1969, doit se tenir un festival de musique, 50 000 personnes sont attendues à quelques centaines de kilomètres au nord de New-York, pour assister au concert de quelques-uns des artistes rock et folk les plus vogues du moment.

Mythe planétaire

Il viendra finalement un demi- million : transformant le simple concert en plein air en mythe planétaire. Comment ce festival, qui n’était ni le premier festival hippie, ni le premier festival rock, ni le festival le plus important artistiquement, a-t-il pu prendre une telle dimension ?

Pour le comprendre, il faut revenir aux origines de cette aventure, retracer son incroyable dramaturgie, suivre les différents protagonistes : organisateurs, spectateurs, musiciens, analyser le paradoxe Woodstock, à la fois apogée de la contre-culture et prémices de la culture de masse mondialisée. Essayer, enfin, de saisir un événement qui, en quelques jours, a synthétisé cette espérance de toute une génération : marier les idéologies collectives à la libération individuelle.

Vidéo INA :

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Invité Laurent Joffrin, directeur de Libération, notre partenaire tous les quinze jours.

Lors de la première diffusion de cette émission, le 30 mars dernier , nous recevions Michka Assayas, journaliste spécialiste de rock, producteur de l’émission Very Good Trip sur France Inter. Michka Assayas à réécouter ici.

Programmation musicale

  • Extraits de Woodstock, the story live chez Warner
  • Joe CockerWith a little help from my friends
  • Crosby Stills Nash & YoungWoodstock

Traductions et voix: Philippe Pierrard.

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