Chronique d’une ville sous occupation djihadiste, Tombouctou, qui vécut entre avril 2012 et janvier 2013 sous la coupe des hommes d’Aqmi et des salafistes d’Ansar Dine.

Abdel Kader Haidara, coordinateur de l'opération de sauvetage des manuscrits de Tombouctou.
Abdel Kader Haidara, coordinateur de l'opération de sauvetage des manuscrits de Tombouctou. © Getty / Michael Gottschalk/Photothek

Pendant dix mois, Tombouctou, qu’on nomme depuis des siècles « la ville des 333 saints » ou « la perle du désert », classée au patrimoine mondial de l’Unesco, est coupée du monde. Dans ses rues, la police islamique impose la charia par la force. L’alcool, la cigarette, la musique sont interdits et les femmes doivent vivre cachées du regard des hommes … Après s'en être pris aux habitants de Tombouctou, c'est à son histoire que ces fanatiques s'attaquent. A plusieurs reprises, munis de pioches et de burins, les djihadistes détruisent quatorze mausolées.

Comme toute ville sous occupation, à Tombouctou comme ailleurs, des héros ordinaires ont fait le choix de résister. C’est pourquoi en fil rouge de cette chronique, nous avons fait le choix de vous raconter l’histoire de l’incroyable sauvetage clandestin des manuscrits de Tombouctou dont l’un des personnages principaux est Abdel Kader Haïdara, responsable de l’une des plus importantes bibliothèques de la ville, qui organise tout au long de l’occupation le sauvetage des manuscrits. Quand Tombouctou est libérée, notamment avec l'aide des forces françaises en janvier 2013, près de 90% des manuscrits sont sauvés.

En seconde partie, nous recevons Celian Macé, journaliste à Libération , dans le cadre de notre partenariat avec ce quotidien, tous les quinze jours. Avec lui, nous reviendrons sur les jours d’après, sur la situation d'aujourd’hui au Mali, sur l’opération militaire française Serval qui a permis la libération de la ville et enfin sur le jugement des assassins de la mémoire, dont celui de Ahmad Al Faqi Al Mahdi, l’un des responsables de la destruction des mausolées de Tombouctou, poursuivi par la Cour Pénale Internationale de la Haye. Le 27 septembre 2016, il est reconnu coupable de crime de guerre et condamné à neuf années de prison.

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