Ecole publique et école privée se testent, se jaugent, se défient depuis deux siècles. Arrive le 10 mai 81 : la gauche, forte de sa victoire, croit qu’elle peut changer la donne.

Mais s’il y a bien un dossier explosif qu’un gouvernement doit manier avec précautions, c’est bien celui qui oppose défenseurs de l’école privée et ceux de l’école laïque.

Pierre Mauroy en janvier 1984
Pierre Mauroy en janvier 1984 © Max PPP / Max PPP

A partir de 1982, Alain Savary , le Ministre de l’Education du gouvernement Mauroy, a beau négocier avec une infinie prudence pendant deux ans et demi, il ne réussit pas à concilier les contraires. Son projet de loi, pourtant pas franchement révolutionnaire, est perçu par les partisans de l’école catholique comme une déclaration de guerre. La longue marche du fameux "projet de loi Savary " se termine pour le gouvernement par une défaite en rase campagne. Le ministre, comme un boxeur sonné, est mis KO par une manifestation historique de la droite, l’une des plus importantes de ces quarante dernières années.

En décidant de réformer l’école privée, François Mitterrand avait déclaré à son compagnon socialiste Alain Savary : « C’est une mission impossible, c’est pourquoi je vous l’ai confiée » . On reconnait la signature du prince de la politique. Comment cette mission est-elle devenue impossible ? Et pourquoi la gauche a-t-elle été incapable de faire passer ses idées ? Quelles maladresses, quelles erreurs ont été commises ?

Invité

C’est sur cette guerre scolaire, cette cuisante défaite de la gauche, que nous allons revenir aujourd’hui, en compagnie deThierry Pfister . Journaliste au Monde dans les années 1970, puis au Nouvel Observateur, Thierry Pfister a rejoint l’équipe de Pierre Mauroy, à Matignon, en 1981. Comme conseiller du Premier ministre, il a été, pendant trois ans, aux premières loges de cette guerre scolaire.

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