Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, le second volet de notre série sur l’histoire du génocide cambodgien.

Khieu Samphan, Premier ministre du régime "Kampuchéa Démocratique", et commandant en chef des Armées, applaudit ses troupes en avril 1976.
Khieu Samphan, Premier ministre du régime "Kampuchéa Démocratique", et commandant en chef des Armées, applaudit ses troupes en avril 1976. © AFP / AFP

Rappelons-le : 3 ans, 8 mois et 20 jours, où sous les ordres des Khmers Rouges, le Cambodge, devenu le Kampuchea Démocratique, s’est transformé en un gigantesque camp de travail. Plus de 1700 000 personnes n’en sont jamais revenues.

Lors de notre premier volet, nous avons évoqué l’arrivée, le 17 avril 1975, des Khmers rouges à Phnom Penh et la déportation de sa population, en un jour ! Pour ce second volet, nous allons vous raconter ce qui s’est passé pendant les mois et les années qui ont suivi cette entrée dans la capitale, la situation dans les campagnes mais aussi à l’intérieur des centres de tortures. Tout au long du récit, vous allez entendre les témoignages de survivants qui ont pu échapper aux Khmers avant 1979, ainsi que la voix des soldats d’Anghkar, qui ont interrogé, torturé et exécuté leurs compatriotes considérés comme les ennemis du peuple. Nous nous sommes appuyés évidemment sur le documentaire du réalisateur cambodgien Rithy Panh, "S21la machine de mort khmère rouge". Document de référence, document exceptionnel sur cette tragédie.

Rithy Panh
Rithy Panh © Radio France / Emmanuelle Fournier

En seconde partie, Rithy Panh sera avec nous en studio. Quand les Khmers Rouges arrivent à Phnom Penh, il a 13 ans. Rescapé de l’enfer khmer, c’est en France qu’il devient cinéaste mais c’est sur l’histoire du Cambodge qu'il pose son regard. A travers ses films, fictions et documentaires, on suit une mémoire en construction, celle d’un rescapé devenu cinéaste, qui raconte, par l’image et son absence, la vie sous les Khmers Rouges. Dans "S21 la machine de mort Khmère rouge", c’est avec les gestes routiniers d’anciens tortionnaires qu’on plonge dans le quotidien d’un centre de torture de Phnom Penh. Sept ans plus tard, dans "Duch, le maître des forges de l'enfer", ce sont les mots et les souvenirs de l'ancien chef de S21 que l’on découvre dans un face à face troublant. Avec l'image manquante, à l’aide de statuettes en glaises, c’est l’enfance qui ressurgit, celle du cinéaste qui perdit à 13 ans sa famille, emportée par le processus d’élimination khmer. Avec lui, nous reviendrons sur ses souvenirs personnels de la période, qu’il aborde notamment dans le livre L’élimination, mais aussi sur la mémoire de l’événement au Cambodge où désormais d'anciens dignitaires Khmers rouges sont jugés.

Vidéo INA :

►►► PREMIER VOLET || 17 avril 1975, les Khmers Rouges entrent à Phnom Penh

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