Guernica, ville bombardée et détruite en 1937 devient sous les pinceaux de Picasso un symbole universel, la guerre de toutes les guerres. Invitées Emilia Philippot conservatrice et Géraldine Mercier, historienne de l'art, toutes deux au Musée Picasso à Paris, à l'occasion de l'expo Guernica.

Visiteurs regardant le tableau "Guernica" exposé au Musée de la Reine Sofia à Madrid
Visiteurs regardant le tableau "Guernica" exposé au Musée de la Reine Sofia à Madrid © AFP / Cristina Quicler

Le 26 avril 1937, pendant la guerre civile espagnole, l’aviation allemande d’Hitler bombarde la petite ville Basque de Guernica. Aucun combattant ne s’y trouvent – seulement des civils, innocentes et désarmées. En une nuit, la ville est réduite en cendre, les morts se comptent par milliers. Deux ans avant le début de la Seconde Guerre mondiale, le massacre de Guernica s’impose alors comme l’exemple même du massacre absurde, gratuit et en un mot (d’ailleurs utilisé à l’époque) terroriste.

Quatre-vingt-un ans plus tard, la ville, charmante et riante

Elle a depuis longtemps séché ses larmes et enterré ses morts… Personne, pourtant, n’a oublié son nom. 

Sous les pinceaux de Pablo Picasso, l’horreur est devenu chef-d’œuvre, probablement le plus grand tableau tragique du 20ème siècle. 

On le connaît, on l’a vu, mille fois, en vrai ou en reproduction. Impossible d’ailleurs d’aller à Madrid sans voir Guernica. Il est devenu une bannière et un symbole – celui du mal contemporain, de la guerre moderne prophétisé. Retour sur sa genèse et sa prospérité. 

Vidéo Ina

Invitées Emilia Philippot et Géraldine Mercier

Emilia Philippot conservatrice au Musée national Picasso-Paris et Géraldine Mercier, historienne de l'art, toutes deux commissaires associées de l'exposition Guernica jusqu'au 29 juillet. 

Ressources 

Programmation musicale

  • David BOWIE/Jonathan RICHMAN : Pablo Picasso
  • SKIP & DIE : La cumbia dictadura
  • Amparo SANCHEZ/MUERDO : Vueltas
  • BADEN POWELL : Asturias
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