Nine eleven, disent les Américains. Une date inscrite en lettres de feu et de sang dans l’histoire du monde, un jour gravé dans nos mémoires tout comme la vision des tours jumelles en flammes, après avoir été l’une après l’autre percutées de plein fouet par des avions de ligne.

Un second avion s'écrase sur la tour sud alors que la tour nord brûle après avoir été frappée quelques minutes plus tôt par un autre avion de ligne détourné.
Un second avion s'écrase sur la tour sud alors que la tour nord brûle après avoir été frappée quelques minutes plus tôt par un autre avion de ligne détourné. © Maxppp / NAOMI STOCK/Landov

Ces deux gratte-ciel empanachés d’une fumée grise et noire sont et restent l’une des images les plus marquantes de ce XXIe siècle. L’annonce d’un autre Boeing kamikaze sur le Pentagone, puis d’un quatrième appareil s’écrasant en rase campagne en Pennsylvanie alors que les tours jumelles s’effondrent, l’une après l’autre, dans un tsunami de poussière et de gravats, ont achevé de causer l’effroi et la sidération. Imaginions-nous alors que ces attentats auraient des conséquences qui résonnent encore aujourd’hui, alors que les Américains viennent de se retirer piteusement d’Afghanistan, laissant le terrain aux taliban qu’ils étaient venus combattre au lendemain de ces attaques ? Savions-nous que ce 11 septembre ferait entrer les États-Unis, et peu à peu le monde, dans une ère de surveillance généralisée, de démocratie rognée au nom de la sécurité, au nom de la « guerre contre le terrorisme » ? Cela viendrait après. Ce 11 septembre, qui a causé la mort de quelque 3000 personnes, nous, citoyens ordinaires, assistions à l’incroyable, à l’impensable. 

Au cours de notre récit, nous déroulerons le fil de ces événements, qui débutent avec le décollage anodin de quatre avions de ligne. Nous verrons comment ces attentats se sont produits, comment le quatrième avion, qui visait le Congrès américain, a été courageusement détourné par ses passagers, comment l’Amérique a pris conscience de ses faiblesses, de la haine aussi que certains lui portent.

Un récit documentaire d'Odile Conseil 

Lecture de l'extrait du roman de Don DeLillo, L'Homme qui tombe (Actes Sud, 2008) lu par Aurélien Labruyère

Deuxième volet de notre série de trois émissions sur le 11/09 en partenariat avec Le 1 Hebdo

Invitée : 

Jenny Raflik, professeure d’Histoire contemporaine à l’université de Nantes, spécialiste, entre autres, du terrorisme et des relations internationales. Autrice en 2016 chez Gallimard de : Terrorisme et mondialisation. Approches historiques. Jenny Raflik a été aussi une des contributrices d'un rapport au Premier ministre paru en mars 2020 sous la direction de l'historien Henry Rousso, sur le futur musée-mémorial des sociétés face au terrorisme

Les analyses, récits et témoignages de nos trois invités de la semaine, sont à retrouver  dans un livre sous la direction d'Eric Fottorino et Sylvain Cypel : 11 septembre 2001.Avant, pendant, après, collection les "1ndispensables", co-édité par le Un Hebdo et les Editions Philippe Rey, disponible en kiosque et en librairie à partir du 9 septembre 2021.

A écouter : 

Pour aller loin : 

Discographie : 

  • BRUCE SPRINGSTEEN Empty sky (2002)
  • CAT POWER Manhattan (radio edit) (2012)
  • Laura CAHEN Désarmée (2021)
L'équipe