« Y’a pas que de la pomme », comme on dit dans les Tontons Flingueurs. Parce que sur cette route du cidre, on s’arrête dans les villages au nom charmant comme Beuvron-en-Auge, Cambremer....Pour notre balade matinale, Nicolas Stoufflet a choisi une station de bord de mer qui était très appréciée de Marcel Proust.

Cabourg
Cabourg © Getty / Olivier Maille / EyeEm

Ce matin, c’est en Normandie que nous nous rendons. La Normandie, oui, mais laquelle ? C'est le pays d’Auge, celui des pommes, du cidre, du camembert, du pont-l’évêque, des maisons à colombages et des plages de sable. On aime tellement le cidre, qu’on en a fait une route. Cette route du cidre, qui permet au voyageur, sur un circuit de 40 km, de rencontrer des producteurs, et goûter des cidres dont certains sont si peu sucrés qu’il est de tradition d’en accompagner tout le repas. 

Mais « y’a pas que de la pomme », comme on dit dans les Tontons Flingueurs. Parce que sur cette route du cidre, on s’arrête dans les villages au nom charmant comme Beuvron-en-Auge, Cambremer, Beaufour-Druval. On visite des haras, on admire des manoirs, on se dit que l’hiver, là-bas, au loin derrière les arbres, derrière les grandes fenêtres, on doit faire des grandes flambées. Il doit y faire frais, un peu humide, dans ces manoirs, mais il y a toujours moyen de se protéger, de se requinquer, près des flammes, du bois qui siffle – on aurait dû le laisser sécher encore une année.  

Mais là, on rêve, puisque tout va bien : on est en été, sur la route du cidre

On se modère, modération pour la consommation. On se modère et on se tempère, dans ce climat sans excès. 

Après l’intérieur, on file sur la côte, on l’appelle côte fleurie. Deauville-Trouville, Villers-sur-Mer, Houlgate ? Non, aujourd’hui, ce sera Cabourg. Jadis port de pêche abrité sur les bords de la Dives, la station s’est épanouie au 19° siècle, la bourgeoisie internationale s’en est entichée, la Belle-Epoque, au tournant de deux siècles, insouciance… On a construit, des villas somptueuses mais sans arrogance, des hôtels et un casino. Des hôtels ? Oui. Et UN hôtel, le Grand, face à la mer. Là où Marcel Proust se complaira.

On y avait construit une digue, aussi, en haut de la plage. On ne ferait plus ça aujourd’hui, sans doute. Mais peut-être que si, finalement, pour lutter contre l’érosion. Deauville a ses planches, Cabourg a sa digue, c’est ainsi, c’est charmant. Et on l’a appelée « Promenade Marcel Proust ». Evidemment.

C’est sur cette longue promenade en front de mer, devant le Grand Hôtel, que nous attend Guilaine Leloutre, responsable patrimoine à l’Office de Tourisme.

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