Nicolas Stoufflet nous fait découvrir des jardins extraordinaires, à côté de Paris.

Banquier et philanthrope. Deux termes qui peuvent paraître antinomiques. Et pourtant, c’est bien ce que l’on dit à propos d’Albert Kahn, un homme d’affaire né en 1860 et qui a fait fortune dans des placements dans l’exploitation de l’or et des diamants dans le Sud de l’Afrique puis avec des investissements au Japon. Ce riche homme d’affaire a pris de plein fouet la crise de 1929. Et il est mort juste après la défaite de 1940.

Philanthrope, parce ce grand voyageur rêvait de paix (il était peu avant la guerre franco-prussienne et il a vécu la Première Guerre Mondiale), il a créé en 1914 le Secours National (pour aider les populations) et il a financé en tant que mécène la science, la recherche et l’université. 

Albert Kahn était également un passionné de la géographie du monde. Lors de ses voyages en Asie et en Amérique, il a rapporté des milliers de plaques photographiques et d’images de cinématographe des gens et des paysages. Une collection réunie sous le nom d’Archives de la Planète.

Mais Albert Kahn, devenu habitant de Boulogne-Billancourt, à l’Ouest immédiat de Paris, a voulu de ses voyages et peut-être également dans un esprit universaliste, créé des jardins du monde. Peu à peu, grâce à un paysagiste et un jardinier, il a organisé un jardin français, puis un jardin anglais, un jardin japonais, une forêt vosgienne, un bois de bouleaux, rachetant peu à peu des parcelles de terrain pour faire de nouvelles plantations, évoquer d’autres mondes, et ceci en ville, à Boulogne, à deux pas de la Seine et du Pont de Saint-Cloud. 

Aujourd’hui, ces jardins Albert Kahn font partie d’un Musée Départemental, où sont exposées des photos des Archives de la Planète, de la fin du 19° et du début du 20°.

 Michel Farris (le chef-jardinier) est en ligne, dans le jardin japonais

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