Si vous passez par la capitale bretonne, prenez le temps de visiter une magnifique piscine Art déco. C’est le conseil du jour, avec Nicolas Stoufflet.

De Rennes, on connaît les bords de la Vilaine et de l’Ille, le Parlement de Bretagne, la cathédrale Saint-Pierre, la place des Lices et son marché, la place Sainte-Anne, les hôtels particuliers et les maisons à pan de bois – il y en aurait 280. Les terrasses, avec des crêperies, des crêperies et aussi des crêperies. On connaît souvent le parc du Thabor, grand et central, près de Saint-Melaine. Sans oublier que l’architecture rennaise couvre, oh, juste quelques années, puisqu’on va des remparts gallo-romains aux immeubles ultra-contemporains comme le Cap Mail, dessiné par les Ateliers Jean Nouvel.

Un peu moins connue peut-être, sauf pour les Rennais, la piscine Saint-Georges. C’est seulement il y a quatre ans qu’elle a obtenu le classement en tant que Monument Historique. A l’occasion de ses 90 ans.

Oui, parce que la piscine Saint-Georges mérite plus qu’un plongeon. Attention, c’est bien une piscine municipale, avec de l’eau dedans, des cris d’enfants, des barboteurs et des nageurs qui font des longueurs.  Mais elle mérite également un plongeon dans le temps.

La piscine Saint-Georges de Rennes est une merveille de l’Art déco. Elle a été construite entre les deux guerres par l’architecte Emmanuel Le Ray, et décorée à l’intérieur par le mosaïste Isidore Odorico, un Rennais d’origine italienne, à qui l’on doit (avec d’autres artisans de sa famille) beaucoup de décors dans le Grand Ouest, comme l’intérieur des bains-douches de Laval.

Et donc le bassin et les murs intérieurs de cette piscine Saint-Georges de Rennes.

Sur le bord du bassin, Philippe Bohuon, adjoint au responsable du patrimoine de Rennes, nous décrit la beauté des lieux.

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