Un reportage de Franck Mathevon à Londres, en Grande-Bretagne

Reine Elizabeth II
Reine Elizabeth II © brmurray

« God save the Queen », c’était en 1977, l’affront des Sex Pistols à la monarchie, alors que la Reine Elizabeth II célébrait ses 25 ans de règne. Dès demain et pendant 4 jours, ce sera son jubilé de diamants : 60 ans de pouvoir. Une parade sur la Tamise, un défilé de carrosses royaux, un concert à Buckingham Palace... Des festivités qui pourraient rapporter plus de 620 millions d’euros au pays.

Tout le monde sera à la fête, car la Reine et sa famille connaissent un regain de popularité.

Bien sûr, on peut se moquer de la famille royale comme de sa première chemise et ne pas accorder le moindre intérêt aux festivités de ce jubilé de diamants. Mais ce long week-end de printemps en dit long sur la société anglaise et sa fascination pour la monarchie. L’immense parade navale dimanche sur la Tamise, clou du spectacle, devrait attirer par exemple d’un million de personnes à Londres.

Robert Salisbury, le directeur de la fondation qui organise l’évènement, promet « des foules immenses. On n’a pas besoin d’un billet pour assister et on verra je crois des millions de personnes qui se rendront à Londres le 3 juin ».

Des images pour la postérité qui confirment la popularité de la famille royale sous Elizabeth II. La monarchie britannique est au sommet dans les sondages publiés depuis une semaine, avec 70% à 80% d’opinions favorables.

Et voici pourquoi selon Robert Jobson, auteur de plusieurs livres sur la famille royale : « Je dirais qu’en ce moment, en termes de popularité de la famille royale, la monarchie britannique est à nouveau au sommet, parce que cela ne tourne pas seulement autour d’une personne. Les années Diana ont, certes, été très importantes en termes de célébrité et de popularité, un moment extrêmement important. Mais là, avec la Reine, avec la jeunesse incarnée par le duc et la duchesse de Cambridge et le prince Harry, et avec le prince Charles l’héritier du trône le lus expérimenté, la monarchie britannique est aujourd’hui en bonne place dans l’Histoire ».

La famille royale, la Reine : un symbole d’unité en Grande-Bretagne.

Mais ne dites pas cela aux adversaires de la monarchie.

Graham Smith, par exemple, du groupe Republic : « Ce qui nous unit, c’est plutôt le football, par exemple, comme dans beaucoup de pays. Si l’on veut une vraie célébration nationale, il faut attendre le jour où on décidera d’avoir une constitution démocratique, avec un chef d’Etat élu. Ce sera un moment idéal pour une fête nationale »

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En attendant, dans un pays qui n’a pas de 14 juillet, ce sont les célébrations du jubilé de la Reine qui font office de fête nationale.

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