Par Thibaut Cavaillès.

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Le challat, c'est le « ballafreur », un homme qui en 2003, dans les rues de Tunis, tailladait les fesses des filles un peu trop légèrement vêtue. La réalisatrice Kaouther Ben Hania part à la recherche de cet homme qui n'a jamais été arrêté, et se sert de ce film pour montrer une dure réalité tunisienne : le machisme des hommes.

Le Challat de Tunis
Le Challat de Tunis © Radio France / Thibaut Cavailles
Un film satirique, qui mêle fiction et documentaire avec beaucoup d'humour - un peu noir - notamment lorsqu'est interviewé le créateur d'un jeu vidéo dans lequel le but est de taillader avec un couteau les fesses des filles qui ne sont pas sont voilées. « Le peuple veut des fesses en acier. Certaines ont des fesses bénies de dieu» affirme l'auteur du jeu... On comprend alors que la réalisatrice joue avec un sujet de société. Dans les salles, beaucoup de jeunes femmes, comme Ghaya et Sirine sont ravies de voir leur calvaire quotidien porté à l'écran.
Un film catharsis, selon sa réalisatrice Kaouther Ben Hania qui dit avoir elle même souffert de l'attitude de certains tunisiens. __ La révolution des mentalités n'a pas encore eu lieu en Tunisie. Ce film peut-être, à sa façon, y participera-t-il. Il sera présenté à Cannes dans une des sélections du festival...
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