A la mangeoire de l’âne, aujourd’hui une base d’éducation patriotique située à 60 km au nord de Pékin, un partisan se met au garde à vous avec sa jeune recrue de dix ans assisse sur un mulet équipé d’un pistolet à amorces.

Les Japonais prennent Pékin en décembre 1937, le gouvernement du Kuomintang est à Nankin, dans la province, les paysans sont sur la défensive. Ils se mettent à creuser des centaines de kilomètres de tunnels reliant les villages pour se cacher et enterrer leurs récoltes. La souille à cochon comme la mangeoire de l’âne cachent des entrées souterraines.

Dans le labyrinthe à cinq mètres sous terre, on s’y perd, des enfants un peu anxieux suivent leur père éclairés à la lampe de smartphone. Ici, une citerne, là, l’échelle du poste de tir pour viser les diables japonais, et là, l’abri contre les fumées toxiques.

«Les partisans ont contribué mais les principaux vainqueurs de la guerre, c’est quand même le KUOMINTANG » dit un visiteur.

Pendant que l’armée de Tchang Kai Chek, conseillée et équipée par les USA, résiste, les communistes organisent les campagnes et prennent le pouvoir en 1949. Aujourd’hui ils célèbrent la victoire de 1945 en décorant ceux qui n’ont pas quitté la Chine. La leçon d’éducation patriotique sert à répondre juste à la question controversée : « Qui a gagné la guerre en 1945 » ?

C’est nous les chinois

Ressentez-vous toujours de l’animosité à l’égard des japonais ?

Oui, on ne peut pas dire qu’on n’éprouve pas de haine à l’égard des japonais car depuis tout petit à l’école, on nous enseigne que les japonais sont méchants et que nous avons beaucoup souffert à cause d’eux. Qu’on regarde la télévision ou les autres médias, il y a une chose sûre : une partie des officiels japonais n’a pas présenté suffisamment d’excuses .

"Aux Japonais de commencer à faire leur devoir de mémoire " disent les Chinois qui en en 2005 ont publié un premier manuel d’Histoire commun, en trois langues, chinois, japonais et coréen, toujours pas homologué ni d’un côté ni de l’autre.

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