«On peut bouger les montagnes lorsqu’on a des bénévoles engagés, avec un idéal. Et s’il faut en faire plus, on va en faire plus. Parce qu’on ne peut pas laisser mourir des gens là-bas avec indifférence. Regarder ça sans bouger … »

Lancement: Nous sommes à Montréal et vous venez d’entendre Nayri Tavian, la directrice de Hay-doun, un organisme lié à la communauté arménienne de Montréal, qui connaît sur le bout des doigts la réalité des réfugiés. Depuis un an, 800 Syriens sont arrivés à Montréal grâce à l’appui de cet organisme installé dans une vaste église orthodoxe arménienne. L’accueil des réfugiés au Canada a été un argument de campagne des dernières élections et Justin Trudeau a annoncé étalement de l’accueil des 25 000 réfugiés au Canada pour ne pas froisser l’opinion après les attentats de Paris.Un reportage de Pascale Guéricolas.

Arrivée il y a seulement deux mois à Montréal, Annie, une Syrienne d’Alep, a des projets plein la tête.

«J’aime tellement le Canada… J’ai maintenant un nouveau pays, une nouvelle expérience. C’est un fantastique nouveau départ. Nous avons eu la chance de trouver un emploi dix jours après notre arrivée. On a eu beaucoup de chance !. »

Annie et sa sœur travaillent dans une usine de vêtements, mais comptent reprendre bientôt des études. Comme bien d’autres Syriens d’origine arménienne, elles ont bénéficié de l’aide de Hay Doun, soit Maison en arménien pour venir au Québec. Cet organisme se porte caution pour des familles québécoises qui souhaitent parrainer des Syriens en quête d’un statut de réfugié au Canada. Hay Doun facilite les démarches administratives comme celles de Rafi, qui souhaite parrainer 10 familles syriennes.

«Nous leur trouvons des emplois aussi, car la majorité sont des manuels. On peut leur trouver facilement un poste de mécanicien, de carrossier, de vendeur de voitur es. Pour l’aide, souvent on organise des collectes de fonds. Des amis versent de l’argent, 10, 15 ou 100 dollars. Avec ça, on achète des choses, des meubles par exemple… »

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La directrice de Hay doun, Najri Tavian, et les bénévoles passent de longues heures à mettre en lien des potentiels réfugiés syriens avec des citoyens ou des résidents canadiens.

«En général, ceux qui viennent ont déjà soit des membres de leur famille qui sont ici, ou des amis qui sont là. Ces autres familles, ces Canadiens qui sont ici vont les aider à s’intégrer, leur montrer Montréal, ect. Et nous, de notre côté, on va faire tout le reste …»

Le Québec attend plus de 3 600 Syriens d’ici la fin du mois. Dont une bonne partie sont parrainés par des familles comme celles de la communauté arménienne.

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