En Cisjordanie une école de cirque contrainte d’aller sur la scène politique après l’arrestation d’un de ses performers.

L'école de cirque manifeste en février 2016 pour la libération de M. Sakha
L'école de cirque manifeste en février 2016 pour la libération de M. Sakha © Getty / Pacific Press / Contributeur

En Cisjordanie une école de cirque contrainte d’aller sur la scène politique après l’arrestation d’un de ses performers. Cette école se trouve à côté de Ramallah. Elle fait des performances en Cisjordanie et à l’étranger. L’un de ses professeurs a été arrêté par l’armée Israélienne. Il a été placé en détention administrative. Et il est devenu l’une des figures dans la lutte contre ce type de détention qui permet une retenue de 6 mois reconductible sans procès. Un reportage d’Étienne Monin

Quand on oublie le contexte, ce que l’on voit sous le grand chapiteau bleu, ce sont de jeune palestiniens et palestiniennes, qui apprennent encore assez maladroitement, à tenir debout sur les épaules de leur partenaire.

L’école de cirque palestinienne n’était jusqu’à présent qu’une belle réussite.

Elle a été créée à bout de bras par une dizaine de personnes. Elle a maintenant son site. Ses financements internationaux. Et presque 300 élèves.

L’entrée du chapiteau sur la scène politique remonte à décembre dernier. Mohamed Sakha est arrêté par l’armée israélienne. Il fait parti des quatre enseignants de la troupe. Il est placé en détention administrative, accusé d’être un membre du FPLP groupe placé sur la liste des organisation terroristes par Israël et (notamment) par l’Union Européenne.

Pour le cirque il est devenu un symbole de l’arbitraire explique l’un des fondateurs SHAHID ZMORROD.

Le cirque a mené une longue campagne médiatique.

Il a reçu le soutien d’Amnesty Internationnal.

Mais aujourd’hui seules les grèves de la faim donnent des résultats estime Sahar Françis responsable de l’organisation palestinienne Addameer qui mobilise des avocats.

La détention administrative est une mesure extra judiciaire.

La défense n’a pas accès au dossier.

L’an passé L"ONU s’est inquiétée de l'augmentation des cas.

C’était en avril 2015. A l ’époque il y avait 420 détenus. Il y en a aujourd’hui presque 700.

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