Reportage de Mathieu de Taillac, correspondant à Madrid, Espagne

UUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA MMMMMIIIIIIIIIIIUUUUUUUUUUMMMM BRRRRRRRRROOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMM

Voilà, c’est le son qu’a écrit la Police nationale espagnole sur

le jour où elle a dépassé le million de followers, d’abonnés.

Une communication pour le moins détendue, c’est la marque de la maison sur Youtube un reportage sur le travail quotidien des patrouilles madrilènes a été posté. Il est illustré par une musique inattendue : Bad boys, d’Inner Circle.

On l’a compris, le style de la police espagnole est à l’opposé du sérieux que l'on attendrait d'agents en uniforme. Et ça fonctionne, le compte __ a le record du nombre de followers de toutes les polices du monde, devant même le FBI. Reportage à Madrid, dans les bureaux des cyberflics.

Au rang des messages de la police les plus retweetés, une blague en musique…

Voici le dernier tube d’Enrique Iglesias, le lover latino. La police a juste changé quelques mots de son tube… Bailando, bailando, pendant que tu danses si bien… on te pique ton portable et ton sac à mai n.

Policier espagnol - Twitter
Policier espagnol - Twitter © Mathieu de Taillac

L’auteur de

, retweeté plus de 25 000 fois s’appelle Carlos Fernández, c’est le community manager, le responsable de la communication en ligne de la police espagnole.

Carlos Fernández :

Nous avons huit policiers qui travaillent aux tâches habituelles d’un service de communication mais aussi sur les réseaux sociaux. Ils interagissent avec les gens, ils répondent à leurs consultations.

Ils répondent donc, sur un ton toujours léger, et très souvent humoristique. De l’humour, toujours et encore… Avec le risque, parfois, d’en faire un peu trop. Par exemple, lorsque la police donne à un twittos des conseils pratiques pour cacher ses joints avant de prendre l’avion ! Carlos reconnait une erreur grossière, qui, dit-il, l’a empêché de dormir pendant une semaine. Le prix peut-être, à payer, pour obtenir une audience énorme… que la police utilise pour faire passer des messages et recueillir des informations.

Selon leurs chiffres, pas moins de 500 délinquants ont été arrêtés grâce à internet. Le jour de notre visite, la police annonçait le succès d’une opération.

María Fernández, porte-parole :

À partir d’une information que nous a apporté un citoyen sur notre email antidroga@policia.es, nous avons lancé l’enquête. L’opération nous a permis de démanteler une plantation de marihuana, de confisquer 121 plantes, 5 kilos de bourgeons et 14 000 euros en liquide.

Avant le boom des réseaux sociaux, de nombreux citoyens avaient ce genre d’information mais ils ne nous ne le disaient pas parce qu’ils n’avaient pas envie d’aller dans un commissariat ou parce qu’ils craignaient pour leur confidentialité.

Voilà, le véritable objectif des cyberflics. Faire toujours le même métier, courir après les méchants et les arrêter. En France, la police nationale s’est renseignée sur les méthodes de la police espagnole. Carlos leur répond qu’il faut beaucoup de travail, beaucoup de patience, et ne pas avoir peur de se tromper.

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