Les bénéfices de ce programme sont surtout de créer l’amitié entre les chrétiens et les musulmans.

Nous sommes à Manille aux Philippines et vous venez d entendre le principal d une é cole engag é e dans le dialogue inter-religieux. En effet, le pays, à majorit é chr é tienne, est aussi compos é d une importante communaut é musulmane et certaines î les du sud du pays ont bascul é dans l extr é misme religieux. Derni è rement un groupe arm é dans l ’î le de de Mindanao a fait all é geance à l Etat islamique et plusieurs otages sont retenus dans le pays. Le besoin est donc devenu tr è s pressant de r é tablir la confiance entre les populations. Un canadien a cr éé un programme intitul é « global classroom » . Il s agit d utiliser des technologies nouvelles, telles que la visioconf é rence, pour permettre à des é l è ves é loign é s g é ographiquement et de confession diff é rente d ’é tudier ensemble et de faire connaissance.

Dans l’école publique Ramon Magsaysay, qui accueille des milliers d’élèves, une salle de cour est dédiée à une expérience originale : Des élèves en uniforme sont assis face, non pas à tableau noir, mais à écran blanc, qui donne, comme le ferait une fenêtre, sur une autre classe, plus ou moins identique, situé à 900 kilomètres de Manille. Dans l’autre salle de classe, des élèves de l’école publique de Cotababo, une ville des Philippines, située sur l'ile de Mindanao, dans la Région autonome musulmane, regardent eux aussi l’écran qui s’ouvre sur leurs camarades à Manille. Au fond de la salle de classe de Manille, Robin Pettyfer, le directeur de "Peace Tech", qui a créé cette initiative, assiste au cours. Robin Pettyfer.

Il n’est pas nécessaire pour les jeunes de parler au sujet de la guerre. Ils peuvent apprendre les classes comme toujours, mais simplement le moyen d’apprendre ensemble avec d’autres musulmans loin d’ici, simplement en faisant cela, çà va créer lentement la confiance.

Pour Jeanna, 13 ans, le fait d’avoir suivi cette classe depuis le mois d’août lui a ouvert l’esprit.

Nous savons qu’il y a la guerre à Mindanao. Nous comprenons ce qu’il s’y passe et nous savons que tous les gens de Mindanao ne sont pas en faveur de la guerre. L’on imagine ici qu’à Mindanao, on est toujours en danger. Mais nous savons que les gens de Mindanao sont aussi des gens bien.

Les élèves sont encouragés à faire plus ample connaissance à travers Facebook et ainsi à créer des relations qui devraient faciliter, avec le temps, le retour à la paix.

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