Au Chili, l’Etat ne donne pas un seul peso de subvention publique pour développer les énergies renouvelables, et aujourd’hui elles ont prouvé être plus compétitives que les énergies conventionnelles.

Nous sommes au Chili et vous venez d’entendre Andrés Romero, le directeur de la Commission Nationale de l’Energie. C’est là-bas que l’énergie solaire a battu des records, devenant la source d’électricité la moins chère du pays. Révolution s’il en est puisque le Chili prouve ainsi au monde que cette énergie renouvelable est plus rentable que les énergies fossiles. Une spécificité propre à un pays qui bénéficie d’un ensoleillement unique au nord dans le désert d’Atacama. Un reportage de Claire Martin.

La seule subvention que nous offrons, c’est notre patrimoine naturel. Nous n’avons pas de pétrole mais nous avons le désert d’Atacama qui jouit de la plus forte irradiation solaire du monde, et du plus grand nombre de jours sans nuages.

Un atout d’autant plus intéressant que c’est dans ce même désert que se concentre l’activité minière, principal moteur de l’économie. Et premier consommateur d’électricité du pays. C’est donc là, au Nord du Chili, que les projets solaires se sont multipliés en un temps record.

Et le gouvernement chilien voit plus loin : d’ici 2050, il veut que 70 % de l’électricité du pays soit issue des énergies renouvelables. De quoi attirer les géants du secteur. Martin Rocher dirige la filière des nouvelles énergies de Total. Elle est arrivée en 2012 au Chili.

Si le Chili est pionnier, il sera bientôt suivi par d’autres.

En dix ans, le coût de construction d’une centrale solaire a été divisé par dix. Bientôt, l’énergie solaire sera donc rentable dans des pays où l’irradiation solaire est moindre. Le Chili sert de laboratoire pour expérimenter de nouvelles idées et de plateforme pour conquérir l’Amérique latine toute entière.

Atacama
Atacama © Sophie Becherel
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