Ce matin direction Beyrouth où les travaux du futur musée de la guerre touchent à leur fin. L'ouverture de ce lieu qui fut un nid de tireurs embusqués pendant la guerre civile est très attendue au pays du Cèdres où aucun véritable travail de mémoire n'a été effectué depuis la fin des hostilités en 1990.

Reportage à Beyrouth par Omar Ouahmane

Beit Beirut
Beit Beirut ©

"Beit Beirut", littéralement la maison de Beyrouth, c’est d’abord une vieille bâtisse jaune, criblée d'impacts de balles, un des derniers vestiges de la guerre civile qui a fait plus de 150 000 morts en 15 ans.

Pendant la période de la reconstruction, à la fin des années 1990, ce lieu avait failli être rasé. Sauvé grâce à la mobilisation de la société civile libanaise, il accueille aujourd'hui une médiathèque, un observatoire urbain, un auditorium et un restaurant, tout cela au cœur de ce qui fût une maison de la mort, un lieu où pendant des années des tireurs embusqués ont vécu pour tuer. Outre sa situation stratégique, l'architecture aérienne de la "Maison Jaune", faite de transparences et de multiples angles de tirs, a été utilisée à des fins guerrières pour contrôler ce lieu, connu sous le nom de « carrefour Sodeco »

Mais surtout, la "maison jaune" accueillera à partir de septembre prochain, un musée de la guerre. Conçu dans un but pédagogique, il servira à faire vivre chez les générations futures la mémoire de la guerre civile libanaise, un événement absent des livres d'histoire. C'est dans ce but que Youssef Haidar, l'architecte du projet a choisi de conserver dans les murs les stigmates de l'époque, des meurtrières aux graffitis.

Les liens

Le site de la maison de Beyrouth

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