Un reportage de Sébastien Farcis, à Bangalore, en Inde

Julien, étudiant en école de commerce : « Ici la compétition, c’est ni un vain mot ni un gros mot, c’est vraiment quelque chose qui est sain, qui est recherché. Ca permet vraiment à tout le monde de s’améliorer et de se développer. Et ça, par rapport à la culture qu’on a en France, c’est un peu différent et c’est assez rafraichissant finalement »

Julien est étudiant en 2e année de master à l’école de commerce HEC.

La terre des affaires dont il parle, ce n’est ni les Etats-Unis, ni l’Angleterre, mais l’Inde. C’est dans ce pays émergent qu’il est en train de réaliser un échange universitaire, à Bangalore, qui compte l’une des meilleures écoles de commerce d’Asie du Sud, appelée l’Institut de Management.

Comme lui, plus d’une centaine d’étudiants, viennent chaque année des plus prestigieuses business school françaises, sur ce campus.

Julien avait trois exigences au moment de finaliser son échange universitaire : l’école où il irait devait être réputée, anglophone, et se trouver dans un pays compris dans le groupe des BRICS, ce groupe de pays émergents qui comprend entre autres le Brésil, la Chine et l’Inde. L’Institut de Management de Bangalore était donc un choix parfait pour cet étudiant de HEC, qui considère cet échange comme une découverte culturelle essentielle pour son avenir professionnel.

Julien : « Quand on pense aux BRICS, déjà, ce ne sont que des pays continents, et ce sont des pays qui ont leur propre civilisation. Si on passe à côté de cela, on rate à mon avis une grande partie de ce qu’est faire du business avec ces pays-là. On est plus du tout dans la relation fournisseur/client, ou dans la relation d’outsourcing. Il y a une vraie dimension humaine, je pense, qu’il faut intégrer et à laquelle il faut s’adapter. »

L’Inde est devenue une cible prioritaire pour la plupart des écoles de commerce françaises : 17 d’entre elles envoient chaque année leurs étudiants sur ce beau campus calme et fleuri de Bangalore, ce qui fait de la France le premier partenaire de ce prestigieux Institut indien.

Pauline vient de l’Essec de Paris. Elle a découvert ici une autre approche des affaires, à travers des cours de méditation pour entrepreneurs, ou d’encadrement à travers la littérature, et aussi une tout autre manière d’appréhender le travail.

Pauline : « J’ai l’habitude de tout faire en avance, de tout programmer. Là, pas du tout. C’est fait à la dernière minute mais bien fait et la journée peut commencer à 21h. Travailler jusqu’au bout de la nuit, ça ne pose pas de problème. Moi je sais que ça m’a appris un peu à relativiser. Ca permet aussi être beaucoup moins stressée, une tendance qu’on a en France et surtout à Paris ; on voit les gens courir dans tous les sens. Ici, non, on prend le temps de faire les choses et ce sera fait dans tous les cas. »

En échange, l’Institut de Management de Bangalore envoie lui aussi, chaque année, des dizaines d’étudiants indiens sur les campus de ces grandes écoles de commerce françaises.

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