Un reportage de Marie Heuclin à Alger, en Algérie

Ce qu’on entend c’est un extrait du journal télévisé de la chaine francophone Canal Algérie. Il date du mois de février. Le gaz de schiste faisait parler de lui à l’occasion d’un colloque organisé sur le sujet à Oran. Car l’Algérie se lance désormais dans l’exploitation de cette ressource. Et espère en devenir un acteur majeur alors que le pays se rapproche de son pic pétrolier.

C’est fait. La compagnie algérienne des hydrocarbures, la Sonatrach a lancé il y a 10 jours le premier forage d’exploration de gaz de schiste dans le sud ouest algérien. Et selon les experts, l’Algérie possèderait l’un des plus importants gisements au monde. Abdelmadjid Attar est le vice-président de l’Association algérienne de l’industrie du gaz.

Pour l’Algérie, l’enjeu est important. Elle espère maintenir, dans l’avenir, ses exportations de gaz vers l’Europe, son principal marché. Car avec la fin programmée de ses ressources en pétrole et en gaz conventionnel, le pays pourrait perdre sa première source de revenu. Mourad Preure est expert et consultant dans le secteur de l’énergie.

Alors, bien sûr, cet engouement ne fait pas l’unanimité parmi les experts. Très coûteux avec des techniques que l’Algérie ne maitrise pas encore et trop de risques aussi pour l’environnement, même si l’exploitation a lieu dans le désert. Mais ces opposants au gaz de schiste ont peu de poids face au très puissant secteur de l’énergie. Selon les experts, l’exploitation commerciale des gaz de schiste devrait débuter d’ici 2018.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.