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Un reportage de Sébastien Farcis, à New Delhi, en Inde

Une quarantaine de transgenres vivent à l'abri des regards, à Kapasera, au sud de New Delhi. Pour arriver chez elles, il faut dépasser une décharge, puis des toilettes publiques nauséabondes. Et l'on entre dans un bidonville. Une allée en terre, des chambres étroites, avec une lampe fébrile en ce début de soirée... Alia, née en tant qu'homme, a aujourd'hui les cheveux longs qui tombent sur sa poitrine. Comme toutes, ici, elle survit en se prostituant le long des routes.

Ce genre de discrimination, les hijras, comme on les appelle en Inde, en souffrent tous les jours. Les policiers les harcèlent, les hôpitaux les rejettent car ils ne savent pas dans quelle catégorie les inscrire, alors que beaucoup, sont séropositives.

La reconnaissance officielle de leur 3e genre par la Cour suprême devrait être un premier pas pour y mettre fin. C'est en tout cas ce qu'espère Morni.

Les transgenres seront également inclus parmi les classes défavorisées, et pourront donc bénéficier des programmes de discrimination positive. Pour entrer plus facilement à l'université ou dans l'administration.

C es mesures d'intégration mettront cependant du temps à prendre forme, tempère Firoz Khan, conseiller juridique pour l'ONG CLAR, qui défend les transgenres.

Avant de s'enfoncer dans la nuit, chercher leurs clients, ces hijras célèbrent à leur manière ce qui pourrait offrir une meilleure vie à la prochaine génération de transgenres.

Crédit de la photo en page d'accueil : © Subhash Sharma/ZUMA Press/Corbis

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