Le référendum sur le Brexit n'est pas le seul à faire l'actualité, celui des Cornouailles pour limiter l'appétit des promoteurs est aussi très regardé.

En Angleterre, le référendum sur le Brexit n’est pas le seul à faire l’actualité. Un autre référendum a été beaucoup commenté dans la presse ces dernières semaines. Pour stopper la flambée de l’immobilier, les habitants d’une station balnéaire des Cornouailles, dans le sud-ouest de l’Angleterre, ont voté l’interdiction de vendre des maisons neuves à des non-résidents. Et ce projet a fait des émules.

St Ives est une charmante petite ville côtière des Cornouailles dans l’extrême sud-ouest de l’Angleterre. Ses paysages de carte postale, ses plages, son architecture, en font l’une des stations balnéaires les plus courus du pays. Les Londoniens aisés y investissent, d’où une flambée de l’immobilier.

Il est devenu très difficile de se loger pour les quelque 12.000 habitants de St Ives.

Le conseil municipal a donc proposé le mois dernier une réforme par référendum : interdiction aux non-résidents d’acheter une maison neuve. 83% des habitants ont voté pour.

Je vis dans un mobil-home, dit cet homme sur la BBC, et c’est uniquement à cause de ceux qui ont une résidence secondaire, ils sont si nombreux, donc cette idée est excellente, il faut réduire ce nombre.

Linda Taylor, maire de St Ives, et membre du parti conservateur, se réjouit du résultat.

St Ives n’est pas la seule ville confrontée à ce problème. Et tout le monde attend maintenant de voir ce que va donner ce référendum dans les mois et années à venir.

D’autres villes anglaises ont en effet imité St Ives au moins quatre en Cornouailles et dans le Devon voisin.

L’idée principale n’est pas de rejeter ceux qui ont une résidence secondaire, mais de fermer la porte aux investisseurs qui font de l’argent en louant très cher leurs propriétés, et en faisant flamber les prix.

Mais un tel projet fait débat  pas très compatible avec le libéralisme et la loi du marché, selon le député conservateur Jacob Rees-Mog.

Je suis du côté des promoteurs immobiliers. Les gens qui achètent des résidences secondaires apportent de l’argent. Et il est très difficile de faire respecter la loi. Que faire ? Espionner les gens pour savoir combien de temps ils passent chez eux et si c’est bien leur résidence principale ? C’est une très mauvaise idée.

Mais une idée qui fait des émules malgré les actions en justice envisagées par des promoteurs immobiliers.

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