Un reportage de Florence La Bruyère, à Budapest en Hongrie

Edit Major, professeur de musique : « Kodaly dit que l’instrument, c’est difficile pour tout le monde. Enfin, pour beaucoup de monde. Mais tout le monde a un instrument merveilleux dans sa gorge, tout le monde peut chanter »

Zoltan Kodaly, statue
Zoltan Kodaly, statue © Radio France / korom

Edit Major est professeur de chant et de piano à Budapest, en Hongrie. Elle enseigne la musique selon la méthode originale de Zoltan Kodaly, qui compte parmi les plus grands compositeurs hongrois du XXème siècle. En 1950, il a mis au point une méthode d’enseignement de la musique qui permet aux enfants d’apprendre en s’amusant.

Une méthode désormais utilisée dans la plupart des écoles primaires de Hongrie.

Pour Zoltan Kodaly la musique est aussi source de joie et d’humanité.

L’enfant, nous disait-il, en a besoin pour devenir un être humain accompli.

Marci Berecz a 8 ans et comme la plupart des petits Hongrois, il apprend la musique avec la méthode Kodaly. Son professeur, Edit Major, en explique les principes.

Edit Major : « Tout d’abord, il faut chanter. Et on commence par les chansons folkloriques. Par exemple les plus simples chansons d’enfant, c’est : sol…mi…sol…mi… Et on s’exerce ….sol…la…sol…mi. On développe l’oreille »

Marci chante, mais sa voix déraille et il faut beaucoup chanter pour faire des progrès et devenir cantatrice, comme Klara Csordas ! Quand elle était petite, Klara adorait la méthode Kodaly, car on apprend en s’amusant. Quand on chante une note, on fait un geste de la main pour la mémoriser. Et les noms des notes sont plus faciles à retenir.

Klara Csordas : « Chez nous, c’est fa net quand on chante, ça donne fi… Fa, fi, sol, si, la, li, do, di, ré, ri…

Florence La Bruyère : Les enfants aiment cette méthode, en général ?

Klara Csordas : Oui, oui. Moi, je ne savais pas ce que c’était, le solfège ! Chez nous, c’est basé sur les mathématiques. Une blanche est une « entière », ensuite il y a la « moitié », puis le quart, puis la « huitième » et enfin la « seizième ». Alors, on comprend tout de suite la relation entre les différentes notes, qui n’est pas claire en français »

Adieu, blanches, noires et croches pointées ! Avec la méthode Kodaly, le solfège devient une partie de plaisir. Cette pédagogie a fait ses preuves. Aujourd’hui elle est enseignée dans le monde entier, y compris au Japon.

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