Il y a seize panneaux solaires, très fins. Cela peut produire de l’électricité par temps nuageux ou quand il bruine

Nous sommes à Shanghai, et vous venez d’entendre Ni Huan (prononcer Ni Rouane), qui a installé l’an dernier une mini-station solaire dans sa cour. Grâce à ces seize panneaux photovoltaïques, son logement est aujourd’hui pratiquement auto-suffisant en énergie.

La Chine a beau être le premier producteur mondial de panneaux solaires, peu de particuliers sont équipés et le pays est devenu le premier émetteur de CO2 au Monde. François Hollande se rend d’ailleurs lundi et mardi prochain à Pékin en prévision de la COP21. Ni Huan, quant à elle, espère à son niveau, inverser la tendance en ouvrant sa maison aux écoliers de Shanghai.

Visite guidée avec Delphine Sureau…

Ni Huan et des écoliers de Shanghai sous le auvent en panneaux solaires
Ni Huan et des écoliers de Shanghai sous le auvent en panneaux solaires © Radio France / Delphine Sureau

Pour trouver où habite Ni Huan, il faut suivre les cris d'enfants...

Regarde, c'est un panneau solaire !

Des garçons et des fillettes d'une dizaine d'années remplissent sa cour. Et c'est à qui pourra monter sur l'escabeau pour observer au plus près l'auvent, fait de panneaux solaires. Il alimente l'appartement en électricité.

Aujourd’hui, c’est très nuageux et on génère quand même 4,1 kilowatt par heure. Ma machine à laver, par exemple, consomme un kilowattheure. Donc pendant la journée, j’utilise principalement le solaire. Si je dépasse la capacité (l’énergie produite), je passe sur le réseau électrique normal. Et si je produis trop, je peux revendre le surplus à l’Edf local (State Grid)

Ni Huan réduit ainsi sa facture d'électricité à peau de chagrin. Certes, l'achat de panneaux solaires dernière génération lui a couté 4500 euros, mais l'installation et l'entretien du système sont gratuits. Et cette consultante en finance verte profite de sa station solaire pour recharger sa voiture hybride garée de l'autre côté de la grille...

Cent kilomètres me coûtent moins de cinq yuans, donc c’est vraiment une bonne solution pour les citadins

Malgré d'intéressantes subventions, trop peu de chinois s’équipent... par méconnaissance explique Ni Huan.

Au départ, ils s'inquiètent pour la sécurité. On m'a même demandé si ça émettait des radiations dangereuses. Et puis beaucoup de gens sont venus chez moi, et m'ont dit – mais j'ai la même cour, je pourrais faire pareil !

Un changement non négligeable quand on sait qu'en Chine, 69% de l'électricité est produite au charbon.

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