Le Maréchal Ganache n'est pas étonné que dans une radio cosmopolito-gaucho-bobo-progresso-égalitaro-vivre ensemblo-krypto coco, l'on fasse la propagande d’un film pareil !

Mon cher Nagui, déjà, avec des comédiens et comédiennes de cette trempe, il serait étonnant que ce film ne connaisse pas le succès. En effet tant madame Bekthi, que Monsieur Ba-ère…

Oui, parfaitement : « Ba-ère »… Que je sache, en français : « a » suivi de « e », ça ne se prononce pas « ai ». 

Vous-même, Nagui, pas plus tard que tout à l’heure, incommodé par la forte odeur de Coulommiers que dégagent les vêtements… ou le corps… ou l’haleine… allez savoir, de Ji & Bi, notre rédac’ chef… vous avez hurlé à celui-ci… « Tu ouvres la fenêtre et tu a-ères » et non pas « Tu ouvres la fenêtre et tu erres… sinon, il se serait défenestré. Ce qui de toute façon arrivera tôt ou tard, vu  la maltraitance tant morale que physique dont il m’a confié être victime de votre part…

Donc, cher  Nagui, vous ne m’empêcherez pas de dire : Mes hommages, madame Bekhti, mes compliments, monsieur Ba-ère et bravo pour vos prestations respectives »…

Autre raison du succès de La Lutte des classes, outre sa réalisation impeccable, c’est bien sûr l’ambiguïté de son titre. 

Bien sûr, vous me direz qu’il s’agit d’un jeu sur les mots qui résume le dilemme entre école publique et école privée, dilemme auquel se trouvent confrontés Paul et Sofia, les parents du jeune Corentin… je ne suis pas encore complètement ramolli du cervelas pour ne pas m’en être rendu compte. 

Mais tout de même, « La lutte des classes », c’est une expression qui transpire, qui suinte, qui pue le communisme ! Nagui, et ça m’étonne pas  que dans une radio cosmopolito-gaucho-bobo-progresso-égalitaro-vivre ensemblo-krypto coco, vous fassiez la propagande d’un film pareil  !  

Mais ce qui me reste en travers de la jugulaire, mon cher Nagui, c’est que c’est au nom de la lutte des Classes que les Viets m’ont combattu, humilié, mutilé… C’était en 1954… je n’ai pas le temps de vous raconter comment, au cours de mon évasion, en tombant dans un piège Viet, je me suis empalé sur un pieu empoisonné… 

Vous avez déjà évidé une pomme en lui ôtant le trognon, Nagui ? Eh bien, pour ne pas crever de la gangrène, j’ai fait pareil, sur moi-même, avec mon couteau de para… Mais depuis, je ne peux rester assis plus de trois minutes d’affilées, aussi vais-je vous laisser… 

Bonne émission.

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