Le maréchal Ganache n'est pas très fan du sujet du film "Les Gardiennes", que vient défendre Nathalie Baye, car il fait remonter de sanglants souvenirs en sa mémoire. Néanmoins, son ami Jean-Philippe, neveu d'un autre maréchal est invité à en faire l'éloge.

Nagui : Maréchal Ganache j’espère que vous savez pourquoi nous recevons Nathalie Baye ? 

Le maréchal Ganache : Mon cher Nagui, ce n’est pas parce qu‘en ce moment dans ma soupente à l’hospice des Vieux Glands l’eau a gelé dans ma baignoire à porte, qu’il faut vous imaginer pour autant que j’ai la cervelle congelée ! Je me souviens de tout, notamment  de ce que vous avez dit à Ji & Bi, le rédac’ chef de votre Bande qui n’a d« Originale » que sa couardise et son inculture, juste avant l’émission, quand, furieux, vous avez découvert le thème du film :

- Quoi, une  histoire qui se passe à la campagne ?!?  Tu sais bien que je déteste la cambrousse ! Ca sent le  fumier et je m’y ennuie à crever, et comme je mange pas de viande ça me rend fou de voir des veaux, des vaches, des moutons, des cochons, des poulets promis à l’abattoir... Annule tout de suite ! 

- Mais ô mon maître, c’est impossible, Nathalie Baye, est déjà là ! 

- Nathalie Baye en  femme péquenaud ? Pourquoi pas dans un bio pic sur la Mère Denis ! Mais bon, ça doit encore être  un film féministe, le genre de truc qui plait à Leila. Elle va assurer et je dirai que c’est génial !  

Vous voyez, j’ai une bonne mémoire, Nagui. Personnellement des Gardiennes, j’en ai bien connu, mais elles étaient nettement moins humaines que celles incarnées par Nathalie Baye, Laura Smet et Iris Bry ... Une gardienne  en particulier... La cruelle Suzy Wan... C’était en 1954. Capturé  par les Viets après la déroute de Gang Bang Phoc, j’avais été enfermé dans une cage en bambou à demi -immergée dans un marigot croupi, et tous les soirs, la terrible Suzy Wan venait déverser dans la mare un seau grouillant de sangsues grosses comme des saucisses de Francfort, des sangsues dressées à nous vampiriser le fondement... atroce. C’est pourquoi je ne peux pas rester assis plus de trois minutes et je vais laisser mon siège quelques instants à un homme, neveu d’un grand Maréchal Jean-Philippe Pétain, c’est à vous... vous êtes à la T. S. F... parlez dans ce microphone...

Jean - Philippe Pétain :  Paysannes de France, et vous aussi, Nathalie Baye, c’est le cœur serré de reconnaissance, que je tiens à vous féliciter. Oui, merci à toi, brave paysanne, femme malheureuse avec plus personne pour labourer... mais femme courageuse, toujours prête à biner, alors que l’amour n’est plus dans le pré !  Femme généreuse ardente à semer, fidèle en cela  au vieil adage   « Quand on sème, on ne compte pas » ...

Merci Mesdames et bonne émission. 

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