Le Maréchal Ganache a vu dans "Retours" suivi de "Le Père de l’enfant de la Mère" l'évocation de Ionesco mais aussi d'une sombre histoire d'enfant dans le dos...

Succès garanti, compte tenu des états de service épatants dans les plus hautes instances théâtrales et scénaristiques de Bélier Garcia Frédéric (compliments, Monsieur) et des prestations remarquables de Madame Chamouxe (en Français, on prononce toutes les lettres, alors cessez de me chercher des poux dans la tête) 

Où en étais-je ? Ah, oui… cher Nagui, vous avez admirablement parlé de ce diptyque  formidable, aussi n’ajouterai-je pas grand-chose à votre dithyrambe… je veux juste dire que si dans l’approche de l’écriture de Frédérik Brattberg, on peut voir comme une filiation retorse avec ses illustres prédécesseurs scandinaves : Ibsen, Strinberg, Lars Noren… tous fascinés par les affres parapsychologiques de la cellule familiale… moi, ça m’évoque Ionesco pour qui il fallait, sur un texte burlesque un jeu dramatique ; sur un texte dramatique, un jeu burlesque… 

Eh oui, Nagui, ça vous la coupe… y a pas que sur le théâtre des opérations que j’ai trainé mes Rangers… il serait temps que Garcin  Jérôme fasse appel à mes compétences pour relever le niveau déplorable du Casque et l’enclume…

Ce qui me touche aussi dans le théâtre de Brattberg, c’est cet art de la fugue, d’une grande complexité, où le thème fuit d’une voix à l’autre… Et voyez-vous, la fugue, du latin « Fuga » - la fuite - me reporte aux années où moi aussi je fuyais (je sais, pas autant qu’aujourd’hui)… où je fuyais les Viets… C’était en 1954… Après mon évasion du bagne de Gang Bang Coït, moi aussi, j’ai fait mon retour dans mon foyer en deuil…

Mais entretemps,  mon épouse, Edmonde, me croyant mort s’était consolée avec mon aide de camp, le jeune Ding Ding Diguiding Ding Ding, et m’avait fait un enfant dans le dos tout lui en faisant un dans le ventre. 

C’est comme ça que je me suis retrouvé, moi aussi, « Père de l’enfant de la mère ». C’est vous dire si pour moi aussi, l’amour pour un marmot fut une chose aussi problématique qu’épuisante… Pas aussi épuisante tout de même que les effets de la mutilation au joufflu qui m’empêche de rester assis parmi vous plus longtemps… Bonne émission…

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